10/07/2006

Idiophone - Introduction

 

Suite au blog africamusica  http://africamusica.skynetblogs.be/ consacré aux instruments de musique traditionnels d’Afrique Noire



 

" La diversité des instruments naît de l'union réelle de la musique et de la vie.

Il semble qu'à cette condition de matérialité notre sens de la musique s'élargisse.

Trop limitée au seul aspect de ses oeuvres, la musique gagne à être vue également sous le naturalisme de ses instruments. "

 

André Schaeffner

Origine des instruments de musique (1936)

 

" L'extrême diversité des instruments musicaux d'Afrique est la preuve des dispositions musicales remarquables de ses habitants, de leur esprit inventif et de leur ingéniosité. Leur conception suppose une connaissance empirique des lois de l'acoustique et la recherche constante du timbre. "

 

J.-N. Maquet

Antenne (1961)


 

INSTRUMENTS DE MUSIQUE D’AFRIQUE – Idiophones

IDIOPHONES – Partie 2 : Claquettes, racles, xylophones, tambours à fente, cloches avec ou sans battant, hochets, grelots & sonnailles, sistres.

 

Dans le blog «http://africamusica.skynetblogs.be/» nous avons abordé un premier groupe d’instruments de musique traditionnels d’Afrique noire : Les idiophones par pincement ou lamellophones (sanza)

Dans ce blog « africamusica2 » nous décrirons un ensemble d’idiophones autre que les sanza

 

Rappelons qu’en  fonction du  mode de percussion on répartit les idiophones en 6 grands groupes:

  • Les idiophones par pincement:

                 - Sanza (voir africamusica.skynetblogs.be)

   (guimbardes, boîtes à musique)*

  • Les idiophones par entre-choc:

                 - Cla(i)quettes

   (cymbales, castagnettes) *

  •  Les idiophones par raclement:

                 - Racles

   (crécelles)*

  • Les idiophones par friction:

   (frotteurs, bols chantant)*

  •  Les idiophones par frappement:

                 - Xylophones

                 - Tambours à fente

                 - Cloches avec ou sans battant

                 - Tape-cuisses

   (bâtons de rythme, mortiers, métallophones, lithophones, cristallophones, simandres, tambours d'eau...)*

  •  Les idiophones par secouement:

                 - Hochets & sistres

                 - Grelots & sonnailles

   (anklung)*

 

 * En italique et entre parenthèses: types d'instruments peu ou pas représentés en Afrique Noire.

 

Dans les collections des musées, les idiophones sont de loin les plus nombreux et les plus diversifiés. Ils représentent près de 50% de l'ensemble des instruments de musique traditionnels d'Afrique Noire répertoriés dans leurs réserves. Il ne faut pas oublier que deux des traits essentiels de la musique africaine sont le rythme et la prédominance de la percussion.

  • Musique et danse sont profondément insérées dans le tissu social, tout comme les autres créations esthétiques: I'art est partie de la vie, ce qui rend caduque les distinctions occidentales entre art pur et art appliqué, artiste et public, professionnel et amateur. Ceci ne veut pas dire que la spécialisation soit absente, et que le talent et les aptitudes individuelles ne soient pas perçus et valorisés, mais bien que les pratiques musicales concernent activement une partie du groupe beaucoup plus importante que dans les sociétés industrielles. Elles sont liées étroitement aux événements de la vie sociale: investitures de chefs, travail, réjouissances, cérémonies de deuil, chasse, et rituels religieux, etc... . Ainsi la musique traditionnelle existe-t-elle en Afrique du berceau à la tombe, part vivante d'une culture qui transcendante et transforme l'expérience quotidien.
  • Les instruments utilisés dans le contexte traditionnel sont très nombreux et semblent n'avoir sur ce plan de concurrence qu'en Asie. Toutes les familles y sont représentées, des percussions aux cordes en passant par les vents. Ici encore, on est frappé par la multiplicité des types, des formes, des solutions techniques et esthétiques à l'intérieur de chaque catégorie. Depuis les plus primitifs racleurs, hochets, sifflets de paille, etc..., jusqu'aux harpes, tambours, sanza et xylophones d'une grande complexité et de facture extrêmement soignée.
  • La participation des instruments est très variable: certaines musiques sont dominées par les percussions et mettent en oeuvre des tambours de toutes tailles et tous types. D'autres sont vocales et polyphoniques, avec pour seul accompagnement un discret racle en bambou. Mais quelque soit la proportion des ingrédient, chants, messages, instruments et danses forment un agrégat presque indissoluble.

Avant d'aborder la description de la collection d’idiophones proprement dite, va suivre 4 séries de photos prises par Ch. Hénault dans les années 1970-1990 lors de ses missions dans diverses régions de la R.D. du Congo, appelé Zaïre à l’époque.

 

SERIE 1:

Danseuses, musiciens et leurs Instruments de musique chez les Mangbetu, Village de Mongomasi Bunie (région des Uele)

R.D. du Congo (photos: Ch. Hénault, 1982)

 

 

 

 

 

 

 

 

 


SERIE 2:

Musiciens Budu (région des Uele et des Mangbetu)

R.D. du Congo (photos: Ch. Hénault, 1976)

 

 


SERIE 3: 

 Cérémonie d'initiation chez les Pende (région du Kwango)

R.D. du Congo (photos: Ch. Hénault, 198?)

 

 

 

 

 

 


SERIE 4:

Tambours à fente et xylophone (pandingbwa) Zande

R.D. du Congo (photos: Ch. Hénault)