16/07/2006

Idiophone - Tambours à fente

IDIOPHONES PAR FRAPPEMENT (suite)

Instruments dont le son est produit par la percussion d'un matériau par un élément distinct, mailloche, baguette, battant..., libre ou attaché.

Dans ce type d'idiophone, seule la partie frappée est donc productrice de son.

 

Série 2 - TAMBOURS A FENTE

Les tambours à fente sont des idiophones (par frappement = percussion) en bois (parfois en métal) constitués d'un tronçon d'arbre évidé et muni d'une ou plusieurs fentes, frappé à l'aide de mailloches.

Très répandu en Afrique, les tambours à fente ne sont qu'une variété parmi les différents types de tambours répertoriés dans le monde. Le vocable "tambour" recouvre aussi tout une variété de tambours autre que les tambours à fente: tambour de terre, tambour d'eau, tambour de bronze, tambour à membrane ... De tous ces différents types recensés dans les sociétés tribales; seuls les "tambours à fente" et les "tambours à membrane" (voir les membranophones: http://africamusica3.skynetblogs.be/) ont encore actuellement une diffusion universelle.

Le tambour à fente en bois à souvent été désigné sous de multiples appellations: tambour de bois, tambour téléphone, gong en bois, TAM-TAM..., Le vocable "tam-tam" souvent utilisé, peut aussi désigner indifféremment les tambours à fente mais aussi les grands tambours à membranes (voir les membranophones).

Le tambour à fente existe en dimensions et formes variées. Des plus petits de quelques centimètres aux plus grands de plusieurs mètres de longueur. D'après leurs formes, nous les répartirons en 4 types principaux:

 

  • Groupe I: Les tambours à fente cylindriques

- non anthropomorphes

- anthropomorphes

  • Groupe II: Les tambours à fente trapézoïdaux
  • Groupe III: Les tambours à fente zoomorphes
  • Groupe IV: Autres (divers)

Les grands modèles, dont la sonorité porte à plusieurs kilomètres, servent à la transmission de messages codifiés, indépendamment du rôle qu'ils peuvent jouer en tant qu'accompagnement musicale ou de la danse.

L'épaisseur de bois est d'autant plus grande qu'on s'éloigne de la fente et dont les lèvres sont d'épaisseur inégale et produisent deux sons distincts et qui correspondent aux principes "mâle" et "femelle". Cependant ils peuvent en émettre davantage, selon l'endroit frappé et l'objet (mailloche) qui sert à la percussion.

 

Bibliographie sélective:

Aubert L. - Planète musicale (Musée d'ethnographie de Genève), 1991

Bebey F. - Musique de l'Afrique, 1969

Bourgeois A. - Art of the Yaka and Suku, 1984

Buchner A. - Encyclopédie des instruments de musique, 1980

Collectif - Objets-signes d'Afrique, 1995

Cornet J. - A propos des statues Ndengese, A.N.N. N° 17 / 1976

Exposition - Formes sonores, 1990

Exposition - Sura dji, 1982

Gansemans J. - Les instruments de musique Luba, 1980

InforCongo - Guide du voyageur: Congo Belge & Ruanda-Urundi, 1958

Jenkins J. - Instruments de musique ethnique, 1970

Katende C. - Instruments de musique de Gandajika, 1978

Knosp R. - Enquête sur la vie musicale au Congo Belge, 1934-35

Laurenty J. S. - L'organologie du Zaïre TII - 1995

Laurenty J. S. - Les tambours à fente de l'Afrique Centrale, 1968

Maquet J. N. - Note sur les instruments de musique congolais - 1956

Polfliet L. - Bodies of resonance, 1985

Schaeffner  A. - Origine des instruments de musique, 1936

Söderberg B. - Les instruments de musique au Bas-Congo, 1956

Torday E. & Joyce T. A. - Notes ethnographiques, 1911 & 1922

Tranchefort F. R. - Les instruments de musique dans le monde TI, 1980


  • Groupe I: Les tambours à fente cylindriques (non anthropomorphes)

Carte postale: Cliché Dr De Valkeneer
Editeur: Ligue Nationale pour la protection de l'enfance noire au Congo Belge (cliché Dr De Valkeneer)
Légende: Upoto 1902 - Gongs et Tam-tams
à gauche: Gongs de guerre
à droite: Tam-tams servant à la danse
Pays: R.D. du Congo

fb/carte09

 

Carte postale: Entre 1950 et 1960
Editeur: -
Légende: -
Pays: R.D. du Congo

fb/carte15

Photo: Hénault Ch. - 1975
Source: Hénault Ch.
Légende: Tambour à fente chez les Mbole
Pays: Zone d'Opala - R.D. du Congo

fb/opala7

Photo: Hénault Ch. - 1975
Source: Hénault Ch.
Légende: Tambours à fente chez les Mbole
Pays: Zone d'Opala - R.D. du Congo

fb/opala33

Photo: Hénault Ch. - 1983
Source: Hénault Ch.
Légende: Tambour à fente Yombe (nkoko)
Pays: Village Nganga Fuku - Zone de Tshela - R.D. du Congo

fb/yombe1

Photo: Hénault Ch. - 1983
Source: Hénault Ch.
Légende: Tambour à fente Yombe (nkoko)
Pays: Zone de Tshela - R.D. du Congo

fb/yombe2


TAMBOUR à FENTE cylindrique non anthropomorphe
Nom vernaculaire: Ekole
Ethnie: Dengese
Pays: R.D. du Congo
Dimension: 49 cm
Matériau: Bois

at/fente3

Réf. objet:
Documentation - IMNZ (Institut des Musées Nationaux du Zaïre)
Cornet J. - Etudes scientifiques, 1977 - p. 11
Polfliet L. - Bodies of resonance, 1985 - p. 29


TAMBOUR à FENTE cylindrique non anthropomorphe
Nom vernaculaire: -
Ethnie: -
Pays: R.D. du Congo
Dimension: 51 cm
Matériau: Bois

cg/fente2

TAMBOUR à FENTE cylindrique non anthropomorphe
Nom vernaculaire: nkonko (miniature)
Ethnie: Yombe
Pays: R.D. du Congo
Dimension: 20 cm
Matériau: Bois

fb/fente7


TAMBOUR à FENTE cylindrique non anthropomorphe
Nom vernaculaire: -
Ethnie: -
Pays: Nigeria
Dimension: 100 cm
Matériau: Bois

jvp/fente4

 

 

 

 

 

 

 



Groupe I: Les tambours à fente cylindriques (anthropomorphes)

 

Parmi les tambours à fente, on peut isoler un type bien particulier, remarquable par sa forme et par sa signification rituelle. Il s'agit des petits tambours anthropomorphes qui proviennent de la région du Kwango (Pende, Yaka, Suku, Nkanu, Holo et peuples apparentés) et du Bas-Congo (Sundi, Bembe …)

Son nom varie suivant les régions :

« mukokk ou « kimbeemba » chez les Holo

« mukokok chez les Suku méridionaux

« nkonko » chez les Sundi

« mukonzi » chez les Bembe

« mukoku » chez les Yaka, Suku septentrionaux, Pende, Mbala Ngongo, Kongo orientaux et Lunda.

Et en général dans la région du Kwango on les appelle "nkoko ngombo".

Le "ngombo" est une divination en usage dans ces tribus.
Le "nganga ngombo" (devin) joue un rôle important dans ces sociétés. Ce seront ces instruments (accompagnés éventuellement de hochets et xylophones) qui lui indiqueront la marche à suivre dans les rituels de guérison, mais aussi dans le règlement de problèmes juridiques et autres. Parfois des médicaments sont préparés dans le creux du petit tambour, (voir photos ci-dessus).
Certains servent de caisse de résonance à des instruments à cordes (voir les vièles).

 

Réf. Objet:
Bourgeois A. - Art of the Yaka and Suku, 1984 - p. 101 à 106
Collectif - Objets-signes d'Afrique, 1995 - p. 100
Documentation - IMNZ (Institut des Musées Nationaux du Zaïre)
Exposition - Sura dji, 1982 - p. 109 (photo 6.9)
Exposition - Formes sonores, 1990 - p. 113 & 115 (photos  57 & 20)
Laurenty J. S. - Les tambours à fente de l'Afrique Centrale, 1968 - pl. VIII & IX
Laurenty J. S. - L'organologie du Zaïre T II, 1995 - p. 119 (photo 49)

Neyt F. - L'art Holo du Haut-Kwango, 1982 p. 56, 57 & p. 88, 89
Polfliet L. - Bodies of resonance, 1985 - p. 32 & 33

 

Photo: Bourgeois A. - 1976
Source: Bourgeois A. - Art of the Yaka and Suku, 1984
Légende: Mahunda Malaku frappe le tambour à fente nkoku, instrument propre au devin ngaanga ngoombu
Pays: R.D. du Congo

fb/nk01

Photo: Lamote C. (1950 ?)
Source: Congopresse
Légende: Dans un village de la tribu des Holo, au Sud du Kwango, un indigène malade est venu demander sa guérison au féticheur. S'accompagnant de petites cloches de bois ornées d'une tête sculptée et de hochets en vannerie où crépitent des graines séchées, les assistants récitent une incantation tandis que le féticheur consulte les esprits au moyen d'un miroir posé sur une corbeille où s'entassent divers ingrédients magiques.
Pays: Localité de Kinzamba - Kwango - Bandundu - R.D. du Congo

fb/today2 & 3


TAMBOUR à FENTE cylindrique anthropomorphe
Nom vernaculaire: Nkoko ngombo
Ethnie: Yaka
Pays: R.D. du Congo
Dimension: 35 cm
Matériau: Bois, trace de kaolin
at/fente2a & 2b
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

TAMBOUR à FENTE cylindrique anthropomorphe
Nom vernaculaire: Nkoko ngombo
Ethnie: Yaka
Pays: R.D. du Congo
Dimension: 41 cm
Matériau: Bois, trace de kaolin
at/fente4a & 4b
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

TAMBOUR à FENTE cylindrique anthropomorphe
Nom vernaculaire: Nkoko ngombo
Ethnie: Yaka
Pays: R.D. du Congo
Dimension: 37 cm
Matériau: Bois, tissu, trace de kaolin
ch/chfen7 & 7a
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

TAMBOUR à FENTE cylindrique anthropomorphe
Nom vernaculaire: Nkoko ngombo
Ethnie: Yaka
Pays: R.D. du Congo
Dimension: 40 cm
Matériau: Bois, trace de kaolin
mc/col3a & 3c
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

TAMBOUR à FENTE cylindrique anthropomorphe
Nom vernaculaire: Nkoko ngombo
Ethnie: Yaka
Pays: R.D. du Congo
Dimension: 49 cm
Matériau: Bois, trace de kaolin
fb/fen6 & 6a
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

TAMBOUR à FENTE cylindrique anthropomorphe
Nom vernaculaire: Nkoko ngombo
Ethnie: Yaka
Pays: R.D. du Congo
Dimension: 41 cm
Matériau: Bois, métal, fibres 
ch/fente6a & 6b

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 


TAMBOUR à FENTE cylindrique anthropomorphe
Nom vernaculaire: Nkoko ngombo
Ethnie: Yaka
Pays: R.D. du Congo
Dimension: 34 cm
Matériau: Bois, kaolin, corde

jpf/fente11
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

TAMBOUR à FENTE cylindrique anthropomorphe
Nom vernaculaire: Nkoko ngombo
Ethnie: Yaka
Pays: R.D. du Congo
Dimension: 37 cm
Matériau: Bois, kaolin
ch/chfen4 & 4a
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

TAMBOUR à FENTE cylindrique anthropomorphe
Nom vernaculaire: Nkoko ngombo
Ethnie: Yaka
Pays: R.D. du Congo
Dimension: 41 cm
Matériau: Bois, fibres, kaolin
ch/chfen5 & 5a
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

TAMBOUR à FENTE cylindrique anthropomorphe
Nom vernaculaire: Nkoko ngombo
Ethnie: Yaka
Pays: R.D. du Congo
Dimension: 42 cm
Matériau: Bois
mc/col01a & 01b
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

TAMBOUR à FENTE cylindrique anthropomorphe
Nom vernaculaire: Nkoko ngombo
Ethnie: Yaka
Pays: R.D. du Congo
Dimension: 34 cm
Matériau: Bois, fibres, perles de verre
ch/chfen8 & 8a
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

TAMBOUR à FENTE cylindrique anthropomorphe
Nom vernaculaire: Nkoko ngombo
Ethnie: Yaka
Pays: R.D. du Congo
Dimension: 18 cm
Matériau: Bois, fibres
ch/chfen11 &11a
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

TAMBOUR à FENTE cylindrique anthropomorphe
Nom vernaculaire: Nkoko ngombo
Ethnie: Yaka
Pays: R.D. du Congo
Dimension: 25 cm
Matériau: Bois, fibres
ch/chfen10 & 10a
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

TAMBOUR à FENTE cylindrique anthropomorphe
Nom vernaculaire: Nkoko ngombo
Ethnie: Yaka
Pays: R.D. du Congo
Dimension: 40 cm
Matériau: Bois, kaolin
ch/chfen3 & 3a
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

TAMBOUR à FENTE cylindrique anthropomorphe
Nom vernaculaire: Nkoko ngombo
Ethnie: Yaka
Pays: R.D. du Congo
Dimension: 37 cm
Matériau: Bois, perles de verre, fibres
ch/chfen2 & 2a
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

TAMBOUR à FENTE cylindrique anthropomorphe
Nom vernaculaire: Nkoko ngombo
Ethnie: Yaka
Pays: R.D. du Congo
Dimension: 36 cm
Matériau: Bois, tissu, kaolin
ch/chfen1 & 1a
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

TAMBOUR à FENTE cylindrique anthropomorphe
Nom vernaculaire: Nkoko ngombo
Ethnie: Yaka
Pays: R.D. du Congo
Dimension: 39 cm
Matériau: Bois, fibres, kaolin
ch/chfen5b & 5a
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

TAMBOUR à FENTE cylindrique anthropomorphe
Nom vernaculaire: Nkoko ngombo
Ethnie: Yaka
Pays: R.D. du Congo
Dimension: 21 cm
Matériau: Bois, fibres
ch/chfen9 & 9a
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

TAMBOUR à FENTE cylindrique anthropomorphe
Nom vernaculaire: Nkoko ngombo
Ethnie: Yaka
Pays: R.D. du Congo
Dimension: 10 cm
Matériau: Bois
at/fente3a & 3b
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

TAMBOUR à FENTE cylindrique anthropomorphe
Nom vernaculaire: Nkoko ngombo
Ethnie: Yaka
Pays: R.D. du Congo
Dimension: 4 & 4 cm
Matériau: Bois, matières composites

Description & usage: pendentifs en forme de tambours à fente du type nkoko ngombo. Ce genre de pendentif est porté comme amulette par les jeunes enfants. Il devra protéger ceux-ci contre diverses maladies: syncope, épilepsie ... . Les cavités contiennt des médecines protectrices. (voir Bourgeois A. - Art of the Yaka and Suku, 1984 - p. 101 à 106)

fb/fente10
 
 
 
 
 
 

TAMBOUR à FENTE cylindrique anthropomorphe
Nom vernaculaire: Nkoko ngombo / miukok
Ethnie: Holo
Pays: R.D. du Congo
Dimension: 38 cm
Matériau: Bois, fibres

Description & usage: Une particularité mérite d'être mentionnée pour ce tambour - la fente est située à l'arrière - ce qui semble assez rare. Dans la description des 60 exemplaires (n°76 à 135) du Musée de l'Afrique Centrale (1968), J.S. Laurenty ne signale aucun cas semblable. De facture semblable à celui des Yaka, ce petit tambour à fente encore appelé "tambour de féticheur" est utilisé par le devin "nganga ngombo" qui comme chez les Yaka exerce une fonction importante au sein de la société Holo. Outre ce petit tambour à fente et les diverses figurines et fétiches en usage, les devins Holo possèdent aussi des corbeilles de divination "kitumba-ngombo" semblables à celles utilisées chez les Tshokwé.

fb/fente7a & 7b

Réf. pour objet semblable:
Laurenty J. S. - Les tambours à fente de l'Afrique Centrale, 1968 - pl. VIII & IX
Neyt F. - L'art Holo du Haut-Kwango, 1982 p. 56, 57 & p. 88, 89

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

TAMBOUR à FENTE cylindrique anthropomorphe
Nom vernaculaire: Nkoko ngombo / miukok
Ethnie: Holo
Pays: R.D. du Congo
Dimension: 34 cm
Matériau: Bois, kaolin
mc/col04a & 04b
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

TAMBOUR à FENTE cylindrique anthropomorphe
Nom vernaculaire: Nkoko ngombo / miukok
Ethnie: Holo
Pays: R.D. du Congo
Dimension: 10 cm
Matériau: Bois, perles de verre
at/fente8a & fente8b
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

TAMBOUR à FENTE cylindrique anthropomorphe
Nom vernaculaire: Nkoko ngombo / miukok
Ethnie: Holo
Pays: R.D. du Congo
Dimension: 24 cm
Matériau: Bois
fb/fente9a & 9b
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

TAMBOUR à FENTE cylindrique anthropomorphe
Nom vernaculaire: Nkoko ngombo / mukoko
Ethnie: Suku
Pays: R.D. du Congo
Dimension: 40 cm
Matériau: Bois
mc/col02a & 02b
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

TAMBOUR à FENTE cylindrique anthropomorphe
Nom vernaculaire: Mukoko
Ethnie: Pende
Pays: R.D. du Congo
Dimension: 55 cm
Matériau: Bois

at/fente1
 

14/07/2006

Idiophone - Xylophones

IDIOPHONES PAR FRAPPEMENTInstruments dont le son est produit par la percussion d'un matériau par un élément distinct, mailloche, baguette, battant..., libre ou attaché. Dans ce type d'idiophone, seule la partie frappée est donc productrice de son. Série1 - XYLOPHONES Les xylophones sont composés de séries de lames (touches) en bois dur, de taille et d'épaisseur variables (que l'on frappe avec des mailloches) de façon à obtenir des échelles de sons déterminés. C'est en Afrique que l'on rencontre encore aujourd'hui le xylophone, sous ses formes les plus primitives. Son origine sud-asiatique est probable, il aurait pénétré en Afrique Noire vers le XIVe siècle et il s'y est développé en dehors des influences extérieures. Très répandu dans certaines régions, rare ou inexistant dans d'autres, le xylophone est connu sous de nombreuses appellations, parmi celles-ci, citons: "bala" en Afrique Occidentale, kponimbo ou kponingbo" chez les Zande, "madimba" chez les Pende de la R. D. du Congo, "m'bila" en Afrique du Sud...

Il existe en Afrique de nombreux types de xylophones: des plus simples, installés au travers d'une fosse ou de deux troncs de bananier, aux plus sophistiqués ou les touches sont attachées sur un cadre en bois avec disposés sous chacune d'elles des résonateurs en calebasse de taille adéquate, qui sont eux-mêmes dotés de membranes vibrantes (sorte de mirlitons réalisés en cocons d'araignée) tendues sur une petite ouverture pratiquée sur le flanc de la calebasse vers l'extrémité de la panse et cela du côté de l'exécutant. Le rôle de cette membrane consiste à « nasiller » le son, tel celui d'un mirliton, technique que l'on retrouvera aussi sur les tambours à membrane et les sanza.

 Le  classement en 9 groupes principaux (d'après Boone O. - 1936) peut se résumer dans le tableau suivant:
1 - les xylophones à touches libres (mobiles) (g1)
2 - les xylophones à touches fixées à demeure:
2.1 les xylophones sans calebasses
2.1.1 les xylophones à patins (g2)
2.1.2 les xylophones à caisse de résonance en bois (g3)2.2 les xylophones avec calebasses
2.2.1 les xylophones à une calebasse (g4)
2.2.2 les xylophones à deux calebasses (g5)
2.2.3 les xylophones à plus de deux calebasses
a -  xylophones à calebasses embrochées (enfilées) (g6)
b - xylophones à clavier libre (g7)
c - xylophones à planchette-chevalets (g8)
d -xylophones à planchette-coussinets isolateurs (g9)

Le xylophone est joué en solo, en duo sur un seul instrument ou en orchestre avec des instruments complémentaires (tambours...). Outre son utilisation dans les occasions de divertissement et la danse: en Afrique Occidentale il est parfois, l'instrument des musiciens professionnels ou "Griots". Chez les Pende de la R. D. du Congo le "madimba" intervient parfois avec le "nkoko ngombo", dans des rites de divination où il accompagne le chant du devin.

 Bibliographie sélective:

African Arts - The african xylophone  n°1, 1967

Anquetil  J. - L'artisanat créateur: Afrique noire n°1, 1977Aubert L. - Planète musicale (Musée d'ethnographie de Genève), 1991 Bebey F. - Musique de l'Afrique, 1969Boone O. - Les xylophones du Congo Belge, 1936Buchner A. - Encyclopédie des instruments de musique, 1980Cornet J. - Etudes scientifiques (introduction à la musique africaine), 1977Dagan E. -  Quand l'art s'allie à la nature (la calebasse africaine), 1988Evrard W. - Artes Africanae: sur les xylophones africains, 1937Gansemans J. - Les instruments de musique Luba, 1980Hulstaert G. - Note sur les instruments de musique à l'Equateur, 1935InforCongo - Guide du voyageur: Congo Belge & Ruanda-Urundi, 1958Jenkins J. - Instruments de musique ethnique, 1970Katende C. - Instruments de musique de Gandajika, 1978Knosp R. - Enquête sur la vie musicale au Congo Belge, 1934-35Laurenty J. S. - L'organologie du Zaïre TII, 1995Maquet J. N. - Note sur les instruments de musique congolais, 1956Schaeffner  A. - Origine des instruments de musique, 1936Söderberg B. - Les instruments de musique au Bas-Congo, 1956

Tranchefort F. R. - Les instruments de musique dans le monde TI, 1980


 

Photo: Hénault Ch.
Légende: Xylophone (pandingbwa) des Zande
Pays: R.D. du Congo

fb/zande7

Xylophone à touches libres (g1)


 

Photo: Mme Denie; région de Mobaye (ex-Banzyville) chez les Ngbandi

Source: Hénault Ch.
Légende: -
Pays: Région de L'Ubangi - R.D. du Congo

fb/imn46

Xylophones à patins (kwengwe) - (g2)


 

Photo: Joset G.
Source: L'Illustration Congolaise - N° 167 - 1935 - p. 5525
Légende: Kidimbadimba (calebasses et cordes) est employé à l'occasion des danses de chasse.
Pays: Région de Kabongo (Baluba) - R.D. du Congo

fb/xylo6

Photo également reproduite dans:
p. 121 - fig. 104 - O. Boone - 1936
P. 100 - photo n°  41 - Laurenty - 1995

Xylophone à une touche et une calebasse (didimbadimba) - g4)


Source: Flagrantes Da Vida na Lunda - J. O. Oliveira - Diamang - 1958 - p. 172
Légende: Jeune joueur de xylophone à deux touches, avec son "aide"
Pays: Région de la Lunda - Angola

fb/xylo12

Xylophone à deux touches et deux calebasses (lubembe) - (g5)
Touche aigue: shina - touche basse: songo


 

Carte postale: N° 160
Editeur: Gabriel L. - Panda - Katanga
Légende: -
Pays: R.D. du Congo

fb/xylo13

Xylophones à calebasses embrochées (g6)


 

Carte postale: Avant 1920
Editeur: D. Spanos, Lourenco Marques
Légende: Musica indigena - A kaffir Band
Pays: Angola

fbl/xylo3a

Xylophones arqués à clavier libre (g7)


 

 

Carte postale: -
Editeur: Nels: pour les Missions des Pères Capucins
Légende: instruments de musique Congolaise
Pays: Région de L'Ubangi - R.D. du Congo

fb/xylo9

Xylophone à planchette-chevalets (g8)


 


 

 

XYLOPHONE à touches libres (g1)
Nom vernaculaire: Pandingbwa ou Kponingbo
Ethnie: Zande
Pays: R.D. du Congo
Dimension: 204 cm - 10 touches
Matériau: Bois
Description & usage
Il consiste en une série de 10 touches sonores de bois très dur, dont les dimensions sont en gradation. Elles seront posées transversalement sur deux troncs de bananier qui servent de support. Pour empêcher le déplacement de ces touches pendant le jeu, on les maintient à l'aide de baguettes de bois, plantées entre les lames.
Ce type de xylophone se retrouve dans le nord chez les Zande et peuples voisins, jusqu'au Gabon. Appelé "pandingwa" chez les Zande de la R.D. du Congo., "Kponimbo ou Kponingbo" chez les Zande de R. Centrafricaine. Il sert le plus souvent à rythmer les danses traditionnelles.
Ce long clavier est joué simultanément par deux, trois (ou plus) musiciens.

fb/xylo5

Réf. pour objet semblable:
Boone O. - Les xylophones du Congo Belge, 1936 - p. 44


 

XYLOPHONE à une calebasse et une touche (g4)
Nom vernaculaire: Didimbadimba
Ethnie: Luba
Pays: R.D. du Congo
Dimension: 1 touche de 20 cm
Matériau: Bois, calebasse, résine, fibres
Description  & usage:
Il consiste en calebasse dont on a sectionné une calotte. Sur le pourtour on a mastiqué une épaisse couche de résine, dans laquelle sont enfoncés des bâtons de bois, rmaintenus deux à deux par des traverses. Une touche, amincie dans son milieu intérieure est suspendue par des cordelettes aux bâtonnets.
Ce xylophone (didimbadimba) à une touche ne semble être utilisé que par les Luba et des populations apparentées, son usage est réservé aux rituels de chasse chez les Luba et tribus avoisinantes. Il est utilisé avant la chasse, pour invoquer les esprits protecteurs afin que la chasse soit fructueuse et pour que le chasseur soit protégé, et après celle-ci pour les remercier du succès et de leur protection. Il ne se joue jamais seul, mais il occupe une place dans l'ensemble qui accompagne les rites de chasse: le tambour à membrane (ditumba), le tambour à fente (kyôndo), le racle (dikwakasa), les hochets (disakai) et la cithare (ngyela).

fb/xylo3


Réf.  pour objet semblable:
Boone O. - Les xylophones du Congo Belge, 1936 - p. 87 (fig. 63)
Collaer P. - Disque: Luba - Shaba - Zaïre, 1980 - (notice pochette)
Gansemans J. - Les instruments de musique Luba, 1980 p. 40 (ph. 26)
Guide du voyageur: Congo Belge & Ruanda-Urundi, 1958 - p. 96
Laurenty J. S. - L'organologie du Zaïre T II, 1995 - p. 78 (photo 30)


 

XYLOPHONE à une calebasse et une touche (g4)
Nom vernaculaire: Didimbadimba
Ethnie: Luba
Pays: R.D. du Congo
Dimension: 1 touche de 46 cm
Matériau: Bois, calebasse, résine, fibres, tissu
Description  & usage:
Il consiste en calebasse dont on a sectionné une calotte. Sur le pourtour on a mastiqué une épaisse couche de résine, dans laquelle sont enfoncés des bâtons de bois, rmaintenus deux à deux par des traverses. Une touche, amincie dans son milieu intérieure est suspendue par des fibres végétales aux bâtonnets.
Ce xylophone (didimbadimba) à une touche ne semble être utilisé que par les Luba et des populations apparentées, son usage est réservé aux rituels de chasse chez les Luba et tribus avoisinantes. Il est utilisé avant la chasse, pour invoquer les esprits protecteurs afin que la chasse soit fructueuse et pour que le chasseur soit protégé, et après celle-ci pour les remercier du succès et de leur protection. Il ne se joue jamais seul, mais il occupe une place dans l'ensemble qui accompagne les rites de chasse: le tambour à membrane (ditumba), le tambour à fente (kyôndo), le racle (dikwakasa), les hochets (disakai) et la cithare (ngyela).

fb/xylo8

Réf.  pour objet semblable:
Boone O. - Les xylophones du Congo Belge, 1936 - p. 87 (fig. 63)
Collaer P. - Disque: Luba - Shaba - Zaïre, 1980 - (notice pochette)
Gansemans J. - Les instruments de musique Luba, 1980 p. 40 (ph. 26)
Guide du voyageur: Congo Belge & Ruanda-Urundi, 1958 - p. 96
Laurenty J. S. - L'organologie du Zaïre T II, 1995 - p. 78 (photo 30)


 

XYLOPHONE à calebasses embrochées (g6)
Nom vernaculaire: Madimba
Ethnie: Kuba ?
Pays: R.D. du Congo
Dimension: 103 cm - 10 touches de 40 à 50 cm
Matériau: Bois, fibres, résine, calebasses avec membranes vibrantes ...
Description & usage:
Il consiste en une série de 10 touches qui reposent sur deux planches posées sur le champ, celles-ci sont traver- sées par des baguettes sur lesquelles sont embrochés des calebasses (8), le nombre de celles-ci  est variable, il n'est pas toujours égale aux nombres de touches. Les calebasses sont percées chacune d'un orifice sur lequel est fixé un petit tube, Celui-ci est obstrué à l'aide d'une membrane provenant d'un cocon d'araignée qui fait office de mirliton. Le xylophone est muni d'une lanière en fibres tressées permettant de le porter en bandouillière.
Ce genre de xylophone se rencontre exclusivement au Sud des rivières Lomani et Sankuru de la R.D.C., chez les populations Kuba, Luba, Lunda et Suku. Ce xylophone peut se retouver sous différentes appellations, la plus courante étant "madimba". Ils sont le plus souvent joués par paire (l'un mâle, l'autre femelle), accompagnés d'autres instruments. Le xylophone peut-être tenu en bandoullière ou poser sur le sol, sur des bâtons supportant le cadre.

fb/xylo4, 4a & 4b

Réf. pour objet semblable:
Boone O. - Les xylophones du Congo Belge, 1936 - p. 93 (fig. 71 & 72)
Laurenty J. S. - L'organologie du Zaïre T II, 1995 - p. 82 (photos 32 & 33)


 

XYLOPHONE à clavier libre (g7)
Nom vernaculaire: Madimba / malimba
Ethnie: Pende ?
Pays: R.D. du Congo
Dimension: 103 cm - 12 touches de 30 à 33 cm
Matériau: Bois, fibres, résine, calebasses ...
Description & usage:
Il consiste en une série de 12 touches de section triangulaire. A chaque touche correspond une calebasse de résonance. La plus grosse avec la touche la plus longue (grave). la plus petite, étant placée sous la touche la plus courte (aigue). Les touches sont enfilées sur deux cordes en fibres tressées et forment un clavier libre, idépendant du support. 
En R. D. du Congo, ce genre de xylophone (madimba / malimba) se rencontre esentiellement dans la région du Kwilu, chez les Pende, Kwese et peuples avoisinants.
Une anse en rotang permet au musicien de porter l'instrument en bandoullière et de l'écarter du corps pour faciliter son usage..

fb/xylo7a & 7c

Réf. pour objet semblable:
Boone O. - Les xylophones du Congo Belge, 1936 - p. 98 (fig. 82)
Klejman O. - Tam-Tam, tambours & autres instruments d'Afrique, 2000 - p.79
Laurenty J. S. - L'organologie du Zaïre T II, 1995 - p. 83 (photos 34 & 35)


 

XYLOPHONE à clavier libre (g7)
Nom vernaculaire: Bala ou balafon
Ethnie: Mossi
Pays: Burkina-Faso
Dimension: 140 cm - 15 touches
Matériau: Bois, fibres, résine, calebasses avec membranes vibrantes ...
Description & usage:
Ce type de xylophone au clavier fortement incurvé est typique des régions voltaïques. Son appellation "balafon" est le mot malinké qui désigne en réalité le joueur de "bala". Il à 15 touches (parfois 17) placées côte à côte (par ordre décroissant du grave à l'aigu). Les touches sont enfilées l'une à l'autre par une corde.  Des résonateurs en calebasse sont suspendus en dessous de chaque touche; les calebasse sont plus ou moins volumineuses selon qu'elles doivent amplifier les notes graves ou aigues. Le résonateur le plus gros est placé sous la touche  produisant le son le plus grave c'est à dire la lame le plus longue. Enfin chaque résonateur est percé d'un orifice obstrué par une membrane faite à partir d'un cocon d'araignée ou une peau de poisson, de serpent, ou d'aile de chauve-souris. Ces mirlitons donnent aux balafons un timbre particulier.
Il sert le plus souvent à rythmer les danses traditionnelles.

at/xylo2a & 2b

Réf. pour objet semblable:
Dagan  E. - Quand l'art s'allie à la nature (la calebasse africaine), 1988 - p. 146 (ph. 138)


 

XYLOPHONE à planchette et chevalets (g8)
Nom vernaculaire: Manza
Ethnie: Zande
Pays: R.D. du Congo
Dimension: 75 cm - 10 touches
Matériau: Bois, calebasses, fibres ...
Description & usage:
Il consiste en une série de 10 touches (lames) sonores doublement cintrées sensiblement de même longueur mais dont l'épaisseur varie. Les touches sont fixées sur un cadre en bois sous lequel sont insérées  des calebasses destinées à améliorer la résonance. Une longue anse, constituée d'une tige de rotang courbée en demi-cercle sert au musicien à porter l'instrument.
Ce type de xylophone (manza) est propre aux Zande et leurs voisins des régions de l'Uele et Ubangui. Le musicien frappe les touches au moyen de deux ou quatre baguettes munies à leur extrémité d'une boule de caoutchouc (bulungu). Le manza est un instrument assez rare réservé aux chefs et aux notables, il est joué le plus souvent en duo ou trio.

at/xylo1

Réf. pour objet semblable:
Aubert L. - Planète musicale (Musée d'ethnographie de Genève), 1991 - p. 34
Boone O. - Les xylophones du Congo Belge, 1936 - p. 100
Laurenty J. S. - L'organologie du Zaïre T II, 1995 - p. 86



 

 

 

 

 

 

 

 

 

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12/07/2006

Idiophone - Racles

 

IDIOPHONES PAR RACLEMENT (RAPEMENT)

Instruments à entailles que l'on racle à l'aide d'un objet rigide ou flexible.

 

RACLES (racloirs / racleurs / râpes)

Objet dont la surface striée transversalement d'une série d'encoches est raclée plus ou moins rapidement à l'aide d'un autre objet (baguette, clou, fragment de calebasse...), qui produit un son caractéristique semblable à celui d'une crécelle.

Il existe sous une quantité de formes différentes: baguettes de bois, calebasses, bambou, os et très souvent un peu partout en Afrique une nervure (pétiole) de palmier raphia.

Instrument d'origine très ancienne, le racle a eu une diffusion quasi universelle, en Afrique Noire, il subsiste encore dans certaines régions: appellé "boni-djolè" chez les Baoulé de Côte-d'Ivoire et "dikwakasa" des Luba de la R.D. du Congo où il est fabriqué à partir d'un morceau de pétiole de palmier raphia.

Parfois joué seul ou en duo pour des musiques intimistes, il accompagne le plus souvent le pluriac et l'arc musical pour les musiques de divertissement.

Dans certaines ethnies  il est réservé à des rituels:

Chez les Luba, par exemple, le "dikwakasa" est réservé aux rituels de chasse, il accompagne le petit xylophone à une touche "didimbadimba" (voir les xylophones).

A remarquer: la similitude entre les racles que l'on retrouve dans les différents pays d'Afrique, ils sont le plus souvent fabriqués à partir d'un tronçon de pétiole de palmier raphia.

 

Bibliographie sélective:

Aubert L. - Planète musicale (Musée d'ethnographie de Genève), 1991

Bebey F. - Musique de l'Afrique, 1969

Cordemans E - La vie esthétique chez les Mbelo et les Okongo du District du Lac Léopold II - 1937

Delachaux T. - IIe Mission Scientifique Suisse en Angola, 1932-33

Demolin D. - Les polyphonies vocales des Ekonda, 2000

Fleuret M. - La collection d'un voyageur, 1990

Gansemans J. - Les instruments de musique Luba, 1980

Hulstaert G. - Note sur les instruments de musique à l'Equateur, 1935

Jenkins J. - Instruments de musique ethnique, 1970

Katende C. - Instruments de musique de Gandajika, 1978

Knosp R. - Enquête sur la vie musicale au Congo Belge, 1934-35

Maquet J. N. - Note sur les instruments de musique congolais - 1956

Ménard R. - Instruments de musique Baoulé, 1963

Schaeffner  A. - Origine des instruments de musique, 1936

Scheyven R.- Note sur la musique chez les Bolia et les Ibeke-y-Onkusu, 1935

Söderberg B. - Les instruments de musique au Bas-Congo, 1956

Tranchefort F. R. - Les instruments de musique dans le monde I & II, 1980


Carte postale: Entre 1950 et 1960
Editeur: -
Légende: -
Pays: R.D. du Congo

fb/racle1

Photo prise chez les Mongo. De gauche à droite: un racle (bokwasa) et un tambour à membrane (ngomo ou mbonda).

Carte postale: Entre 1950 et 1960
Editeur: -
Légende: -
Pays: R.D. du Congo

fb/racle

Photo prise chez les Mongo. De gauche à droite: un racle (bokwasa), un tambour à fente (lokele) et des tambours à membrane (ngomo ou mbonda).

Photo: Lamote C.
Source: InforCongo - Guide du voyageur: Congo Belge & Ruanda-Urundi - 1958 - p. 704/705
Légende: Equateur -Peuple des Mongo- Orchestre accompagnant la danse spéciale constituant la fin des cérémonies d'exorcisme des femmes "zebola", possédées par un mauvais esprit.
Pays: Territoire de Bikoro - Région de l'Equateur - R.D. du Congo

fb/racle3

Cet ensemble comprend: un aérophone (lotodji ?), trois pluriacs (lokombi), deux racles (bokwasa).

Orchestre accompagnant la cérémonie d'exorcisme des femmes "zebola" de la photo ci-dessous.

Photo: Lamote C.
Source: Congopresse
Légende: Selon une croyance commune à beaucoup de populations Mongo, il arrive qu'un esprit malfaisant s'empare d'une femme et lui trouble l'esprit. La possédée s'appelle "zebola" ou "djebola". Elle est confiée à une sorcière-guérisseuse qui la munit de talismans et la soumet, parfois pendant des mois, à diverses cérémonie d'exorcisme. Finalement, une grande réunion est organisée au cours de laquelle la "zebola" exécute une danse spéciale pour conjurer le mauvais esprit et reprendre ensuite une vie normale.
Voici des danseuses "zebola" de la tribu Nkundu (Province de l'Equateur).
Pays: Territoire de Bikoro - Région de l'Equateur - R.D. du Congo

fb/inco027

A gauche un pluriac (lokombi) et un racle (bokwasa). (voir photo ci-dessus)


Nom vernaculaire: Bokwasa / bokwese / bekwasa
Ethnie: (Ekonda) peuple Mongo
Pays: R.D. du Congo
Dimension: 101cm
Matériau: Pétiole de palmier raphia

Description & usage:
Ce racle est fabriqué à partir d'une nervure (pétiole) de palmier raphia, évidée sur toute sa longueur à l'exception des deux extrémités. Sur une des faces de cette fente on découpe une série de fines dentelures  très rapprochées. En raclant un bâtonnet (bopomwa) de bois dur sur ces incisions on obtient un son caractéristique dont le but est de marquer le rythme de la danse.
Chez les Ekonda (peuple Mongo) et leurs voisins du lac Mai Ndombe, le racle "bokwasa ou bokwese" est employé dans les fêtes pour soutenir le rythme des danses et plus particulièrement lors de la danse spectacle dénommée "bobongo". Cette cérémonie est à la fois un rituel, une mise en scène et une fête composée de chants polyphoniques et de danses. La tradition orale des Ekonda rapporte que le Bobongo est né à la fin du XIXe siècle. La musique du Bobongo est essentiellement vocale, les instruments de l'orchestre qui l'accompagne sont peu nombreux. Ce sont les racles (bokwasa), toujours utilisés par paire, des hochets (isanga ou lisanga), des grelots (elefo) et un tambour à fente (ikokole). Le musicien qui joue du bokwasa s'appelle "bokemwa".

fb/racle1

Réf. pour objet semblable:
Ganseman J. - Les instruments de musique Luba,  1980 - p. 18
Expo. - Mongo Cultuur, 1984 - p. 156
Fleuret M. - La collection d'un voyageur, 1990 - p. 37


Nom vernaculaire: Bokwasa / bokwese
Ethnie: (Ekonda) peuple Mongo
Pays: R.D. du Congo
Dimension: 56 cm
Matériau:Pétiole de palmier-raphia
Description & usage:
Outre le bobongo, un autre genre musical subsiste encore actuellement dans le pays Ekonda, il s'agit des musique du ritel sortie des "walé". Ce rituel ponctue la période de réclusion de jeunes femmes, les "walé", qui ont accouché pour la première fois. Dans la tradition ancienne, elles étaient recluses par leurs parents pour une période de deux à trois ans. De nos jours, cette période est réduite de six à douze mois, la réclusion se termine par des chants, ainsi que des danses acrobatiques "iyaya". Les instruments utilisés sont les racles "bokwasa", les tambours à peau lacée "lomonda", le tambour à fente "ikokole", les hochets calebasses "djeke" et les hochets double enpanier  "isanga ou lisanga".
Les racles sont aussi utilisés dans les orchestres accompagnant la danse spéciale constituant la fin des cérémonies d'exorcisme des femmes "zebola", possé-dées par un mauvais esprit. Lorsqu'une "zebola" est jugée guérie, elle exécute, au cours d'un grand rassemblement, une danse pour conjurer à nouveau le mauvais esprit.

fb/racle2

Réf. pour objet semblable:
Ganseman J. - Les instruments de musique Luba,  1980 - p. 18
Expo. - Mongo Cultuur, 1984 - p. 156
Fleuret M. - La collection d'un voyageur, 1990 - p. 37


Nom vernaculaire: Bokwasa / bokwese / bekwasa
Ethnie: (Ekonda) peuple Mongo
Pays: R.D. du Congo
Dimension: 71 cm
Matériau: Pétiole de palmier raphia
Description & usage:
L'importance des racles dans la musique des Ekonda, est due à leur fonction rythmique, ainsi qu'à leur rôle dans ce que les chanteurs appellent la "coloration de la voix".

fb/racle3

Réf. pour objet semblable:
Ganseman J. - Les instruments de musique Luba,  1980 - p. 18
Expo. - Mongo Cultuur, 1984 - p. 156
Fleuret M. - La collection d'un voyageur, 1990 - p. 37

 

 

 

 


Nom vernaculaire: Boni-djolè / awoko
Ethnie: Baoule ou Baule
Pays: Côte-d'Ivoire
Dimension: 47 cm
Matériau: Bois
Description & usage:
Ce type de racle est une tige de bois de 47 cm de longueur, elle est striée d'encoches sur les trois quarts de sa longueur, le reste non strié, constituant le manche est sculpté d'une figurine représentant en réduction le masque de "guli" à tête de buffle, le buffle étant l'un des plus grand animaux que chasse les Baoule. Ce type de masque est utilisé au cours de la danse "guli", en remplacement du masque 'kplekple", masque buffle à visage rond.
Un résonateur fait d'une coque de fruit séchée (1) est adjoint au racle. La baguette est frottée rapidement sur les encoches au moyen d'une autre coque de fruit (2), très dur, enfilée sur la baguette. Une variation dans la sonorité est obtenue par le déplacement du résonateur s'appliquant contre le manche ou ne le touchant pas du tout.
Le nom Baoulé de ce type de racle est "boni-djolè". C'est le nom de la femme qui aurait "inventé" ce type de racle pour les Baoulé. Le "boni-djolè" est un instrument féminin. Les fillettes l'emploient, seules ou en groupe, par pur divertissement pour accompagner des chants divers.

fb/racle7d2


Nom vernaculaire: Boni-djolè / awoko
Ethnie: Baoule ou Baule
Pays: Côte-d'Ivoire
Dimension: 46 cm
Matériau: Bois
Description & usage:
Ce type de racle est une tige de bois de 46 cm de longueur, elle est striée d'encoches sur les trois quarts de sa longueur, le reste non strié, constituant le manche, est sculpté d'une figurine féminine.

fb/racle5, 5a, 5b, 5c

 

 

 

 

 


Nom vernaculaire: Boni-djolè / awoko
Ethnie: Baoule ou Baule
Pays: Côte-d'Ivoire
Dimension: 42 cm
Matériau: Bois
Description & usage:
Ce type de racle est une tige de bois de 42 cm de longueur, elle est striée d'encoches sur les trois quarts de sa longueur, le reste non strié, constituant le manche, est sculpté d'une figurine féminine.

fb/racle6, 6a, 6b, 6c

 

 

 

 

 

 


Nom vernaculaire: -
Ethnie: Bambara / Bamana
Pays: Mali
Dimension: 51 cm
Matériau: Bois
Description & usage:

fb/racle4

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Nom vernaculaire: -
Ethnie: Senufo / Senoufo
Pays: BurkinFaso
Dimension: 25 cm
Matériau: métal
Description & usage:

fb/racle8

 

 

 

 

 

 

 


Nom vernaculaire:
Ethnie: Senufo / Senoufo
Pays: Côte d'Ivoire
Dimension: 62 cm
Matériau: bois

Description & usage:

fb/racle9 & 9a

 

 


22:02 Écrit par sanza dans Musique | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : racle, racleur, rape, racloir, scraper |  Facebook |