14/07/2006

Idiophone - Xylophones

IDIOPHONES PAR FRAPPEMENTInstruments dont le son est produit par la percussion d'un matériau par un élément distinct, mailloche, baguette, battant..., libre ou attaché. Dans ce type d'idiophone, seule la partie frappée est donc productrice de son. Série1 - XYLOPHONES Les xylophones sont composés de séries de lames (touches) en bois dur, de taille et d'épaisseur variables (que l'on frappe avec des mailloches) de façon à obtenir des échelles de sons déterminés. C'est en Afrique que l'on rencontre encore aujourd'hui le xylophone, sous ses formes les plus primitives. Son origine sud-asiatique est probable, il aurait pénétré en Afrique Noire vers le XIVe siècle et il s'y est développé en dehors des influences extérieures. Très répandu dans certaines régions, rare ou inexistant dans d'autres, le xylophone est connu sous de nombreuses appellations, parmi celles-ci, citons: "bala" en Afrique Occidentale, kponimbo ou kponingbo" chez les Zande, "madimba" chez les Pende de la R. D. du Congo, "m'bila" en Afrique du Sud...

Il existe en Afrique de nombreux types de xylophones: des plus simples, installés au travers d'une fosse ou de deux troncs de bananier, aux plus sophistiqués ou les touches sont attachées sur un cadre en bois avec disposés sous chacune d'elles des résonateurs en calebasse de taille adéquate, qui sont eux-mêmes dotés de membranes vibrantes (sorte de mirlitons réalisés en cocons d'araignée) tendues sur une petite ouverture pratiquée sur le flanc de la calebasse vers l'extrémité de la panse et cela du côté de l'exécutant. Le rôle de cette membrane consiste à « nasiller » le son, tel celui d'un mirliton, technique que l'on retrouvera aussi sur les tambours à membrane et les sanza.

 Le  classement en 9 groupes principaux (d'après Boone O. - 1936) peut se résumer dans le tableau suivant:
1 - les xylophones à touches libres (mobiles) (g1)
2 - les xylophones à touches fixées à demeure:
2.1 les xylophones sans calebasses
2.1.1 les xylophones à patins (g2)
2.1.2 les xylophones à caisse de résonance en bois (g3)2.2 les xylophones avec calebasses
2.2.1 les xylophones à une calebasse (g4)
2.2.2 les xylophones à deux calebasses (g5)
2.2.3 les xylophones à plus de deux calebasses
a -  xylophones à calebasses embrochées (enfilées) (g6)
b - xylophones à clavier libre (g7)
c - xylophones à planchette-chevalets (g8)
d -xylophones à planchette-coussinets isolateurs (g9)

Le xylophone est joué en solo, en duo sur un seul instrument ou en orchestre avec des instruments complémentaires (tambours...). Outre son utilisation dans les occasions de divertissement et la danse: en Afrique Occidentale il est parfois, l'instrument des musiciens professionnels ou "Griots". Chez les Pende de la R. D. du Congo le "madimba" intervient parfois avec le "nkoko ngombo", dans des rites de divination où il accompagne le chant du devin.

 Bibliographie sélective:

African Arts - The african xylophone  n°1, 1967

Anquetil  J. - L'artisanat créateur: Afrique noire n°1, 1977Aubert L. - Planète musicale (Musée d'ethnographie de Genève), 1991 Bebey F. - Musique de l'Afrique, 1969Boone O. - Les xylophones du Congo Belge, 1936Buchner A. - Encyclopédie des instruments de musique, 1980Cornet J. - Etudes scientifiques (introduction à la musique africaine), 1977Dagan E. -  Quand l'art s'allie à la nature (la calebasse africaine), 1988Evrard W. - Artes Africanae: sur les xylophones africains, 1937Gansemans J. - Les instruments de musique Luba, 1980Hulstaert G. - Note sur les instruments de musique à l'Equateur, 1935InforCongo - Guide du voyageur: Congo Belge & Ruanda-Urundi, 1958Jenkins J. - Instruments de musique ethnique, 1970Katende C. - Instruments de musique de Gandajika, 1978Knosp R. - Enquête sur la vie musicale au Congo Belge, 1934-35Laurenty J. S. - L'organologie du Zaïre TII, 1995Maquet J. N. - Note sur les instruments de musique congolais, 1956Schaeffner  A. - Origine des instruments de musique, 1936Söderberg B. - Les instruments de musique au Bas-Congo, 1956

Tranchefort F. R. - Les instruments de musique dans le monde TI, 1980


 

Photo: Hénault Ch.
Légende: Xylophone (pandingbwa) des Zande
Pays: R.D. du Congo

fb/zande7

Xylophone à touches libres (g1)


 

Photo: Mme Denie; région de Mobaye (ex-Banzyville) chez les Ngbandi

Source: Hénault Ch.
Légende: -
Pays: Région de L'Ubangi - R.D. du Congo

fb/imn46

Xylophones à patins (kwengwe) - (g2)


 

Photo: Joset G.
Source: L'Illustration Congolaise - N° 167 - 1935 - p. 5525
Légende: Kidimbadimba (calebasses et cordes) est employé à l'occasion des danses de chasse.
Pays: Région de Kabongo (Baluba) - R.D. du Congo

fb/xylo6

Photo également reproduite dans:
p. 121 - fig. 104 - O. Boone - 1936
P. 100 - photo n°  41 - Laurenty - 1995

Xylophone à une touche et une calebasse (didimbadimba) - g4)


Source: Flagrantes Da Vida na Lunda - J. O. Oliveira - Diamang - 1958 - p. 172
Légende: Jeune joueur de xylophone à deux touches, avec son "aide"
Pays: Région de la Lunda - Angola

fb/xylo12

Xylophone à deux touches et deux calebasses (lubembe) - (g5)
Touche aigue: shina - touche basse: songo


 

Carte postale: N° 160
Editeur: Gabriel L. - Panda - Katanga
Légende: -
Pays: R.D. du Congo

fb/xylo13

Xylophones à calebasses embrochées (g6)


 

Carte postale: Avant 1920
Editeur: D. Spanos, Lourenco Marques
Légende: Musica indigena - A kaffir Band
Pays: Angola

fbl/xylo3a

Xylophones arqués à clavier libre (g7)


 

 

Carte postale: -
Editeur: Nels: pour les Missions des Pères Capucins
Légende: instruments de musique Congolaise
Pays: Région de L'Ubangi - R.D. du Congo

fb/xylo9

Xylophone à planchette-chevalets (g8)


 


 

 

XYLOPHONE à touches libres (g1)
Nom vernaculaire: Pandingbwa ou Kponingbo
Ethnie: Zande
Pays: R.D. du Congo
Dimension: 204 cm - 10 touches
Matériau: Bois
Description & usage
Il consiste en une série de 10 touches sonores de bois très dur, dont les dimensions sont en gradation. Elles seront posées transversalement sur deux troncs de bananier qui servent de support. Pour empêcher le déplacement de ces touches pendant le jeu, on les maintient à l'aide de baguettes de bois, plantées entre les lames.
Ce type de xylophone se retrouve dans le nord chez les Zande et peuples voisins, jusqu'au Gabon. Appelé "pandingwa" chez les Zande de la R.D. du Congo., "Kponimbo ou Kponingbo" chez les Zande de R. Centrafricaine. Il sert le plus souvent à rythmer les danses traditionnelles.
Ce long clavier est joué simultanément par deux, trois (ou plus) musiciens.

fb/xylo5

Réf. pour objet semblable:
Boone O. - Les xylophones du Congo Belge, 1936 - p. 44


 

XYLOPHONE à une calebasse et une touche (g4)
Nom vernaculaire: Didimbadimba
Ethnie: Luba
Pays: R.D. du Congo
Dimension: 1 touche de 20 cm
Matériau: Bois, calebasse, résine, fibres
Description  & usage:
Il consiste en calebasse dont on a sectionné une calotte. Sur le pourtour on a mastiqué une épaisse couche de résine, dans laquelle sont enfoncés des bâtons de bois, rmaintenus deux à deux par des traverses. Une touche, amincie dans son milieu intérieure est suspendue par des cordelettes aux bâtonnets.
Ce xylophone (didimbadimba) à une touche ne semble être utilisé que par les Luba et des populations apparentées, son usage est réservé aux rituels de chasse chez les Luba et tribus avoisinantes. Il est utilisé avant la chasse, pour invoquer les esprits protecteurs afin que la chasse soit fructueuse et pour que le chasseur soit protégé, et après celle-ci pour les remercier du succès et de leur protection. Il ne se joue jamais seul, mais il occupe une place dans l'ensemble qui accompagne les rites de chasse: le tambour à membrane (ditumba), le tambour à fente (kyôndo), le racle (dikwakasa), les hochets (disakai) et la cithare (ngyela).

fb/xylo3


Réf.  pour objet semblable:
Boone O. - Les xylophones du Congo Belge, 1936 - p. 87 (fig. 63)
Collaer P. - Disque: Luba - Shaba - Zaïre, 1980 - (notice pochette)
Gansemans J. - Les instruments de musique Luba, 1980 p. 40 (ph. 26)
Guide du voyageur: Congo Belge & Ruanda-Urundi, 1958 - p. 96
Laurenty J. S. - L'organologie du Zaïre T II, 1995 - p. 78 (photo 30)


 

XYLOPHONE à une calebasse et une touche (g4)
Nom vernaculaire: Didimbadimba
Ethnie: Luba
Pays: R.D. du Congo
Dimension: 1 touche de 46 cm
Matériau: Bois, calebasse, résine, fibres, tissu
Description  & usage:
Il consiste en calebasse dont on a sectionné une calotte. Sur le pourtour on a mastiqué une épaisse couche de résine, dans laquelle sont enfoncés des bâtons de bois, rmaintenus deux à deux par des traverses. Une touche, amincie dans son milieu intérieure est suspendue par des fibres végétales aux bâtonnets.
Ce xylophone (didimbadimba) à une touche ne semble être utilisé que par les Luba et des populations apparentées, son usage est réservé aux rituels de chasse chez les Luba et tribus avoisinantes. Il est utilisé avant la chasse, pour invoquer les esprits protecteurs afin que la chasse soit fructueuse et pour que le chasseur soit protégé, et après celle-ci pour les remercier du succès et de leur protection. Il ne se joue jamais seul, mais il occupe une place dans l'ensemble qui accompagne les rites de chasse: le tambour à membrane (ditumba), le tambour à fente (kyôndo), le racle (dikwakasa), les hochets (disakai) et la cithare (ngyela).

fb/xylo8

Réf.  pour objet semblable:
Boone O. - Les xylophones du Congo Belge, 1936 - p. 87 (fig. 63)
Collaer P. - Disque: Luba - Shaba - Zaïre, 1980 - (notice pochette)
Gansemans J. - Les instruments de musique Luba, 1980 p. 40 (ph. 26)
Guide du voyageur: Congo Belge & Ruanda-Urundi, 1958 - p. 96
Laurenty J. S. - L'organologie du Zaïre T II, 1995 - p. 78 (photo 30)


 

XYLOPHONE à calebasses embrochées (g6)
Nom vernaculaire: Madimba
Ethnie: Kuba ?
Pays: R.D. du Congo
Dimension: 103 cm - 10 touches de 40 à 50 cm
Matériau: Bois, fibres, résine, calebasses avec membranes vibrantes ...
Description & usage:
Il consiste en une série de 10 touches qui reposent sur deux planches posées sur le champ, celles-ci sont traver- sées par des baguettes sur lesquelles sont embrochés des calebasses (8), le nombre de celles-ci  est variable, il n'est pas toujours égale aux nombres de touches. Les calebasses sont percées chacune d'un orifice sur lequel est fixé un petit tube, Celui-ci est obstrué à l'aide d'une membrane provenant d'un cocon d'araignée qui fait office de mirliton. Le xylophone est muni d'une lanière en fibres tressées permettant de le porter en bandouillière.
Ce genre de xylophone se rencontre exclusivement au Sud des rivières Lomani et Sankuru de la R.D.C., chez les populations Kuba, Luba, Lunda et Suku. Ce xylophone peut se retouver sous différentes appellations, la plus courante étant "madimba". Ils sont le plus souvent joués par paire (l'un mâle, l'autre femelle), accompagnés d'autres instruments. Le xylophone peut-être tenu en bandoullière ou poser sur le sol, sur des bâtons supportant le cadre.

fb/xylo4, 4a & 4b

Réf. pour objet semblable:
Boone O. - Les xylophones du Congo Belge, 1936 - p. 93 (fig. 71 & 72)
Laurenty J. S. - L'organologie du Zaïre T II, 1995 - p. 82 (photos 32 & 33)


 

XYLOPHONE à clavier libre (g7)
Nom vernaculaire: Madimba / malimba
Ethnie: Pende ?
Pays: R.D. du Congo
Dimension: 103 cm - 12 touches de 30 à 33 cm
Matériau: Bois, fibres, résine, calebasses ...
Description & usage:
Il consiste en une série de 12 touches de section triangulaire. A chaque touche correspond une calebasse de résonance. La plus grosse avec la touche la plus longue (grave). la plus petite, étant placée sous la touche la plus courte (aigue). Les touches sont enfilées sur deux cordes en fibres tressées et forment un clavier libre, idépendant du support. 
En R. D. du Congo, ce genre de xylophone (madimba / malimba) se rencontre esentiellement dans la région du Kwilu, chez les Pende, Kwese et peuples avoisinants.
Une anse en rotang permet au musicien de porter l'instrument en bandoullière et de l'écarter du corps pour faciliter son usage..

fb/xylo7a & 7c

Réf. pour objet semblable:
Boone O. - Les xylophones du Congo Belge, 1936 - p. 98 (fig. 82)
Klejman O. - Tam-Tam, tambours & autres instruments d'Afrique, 2000 - p.79
Laurenty J. S. - L'organologie du Zaïre T II, 1995 - p. 83 (photos 34 & 35)


 

XYLOPHONE à clavier libre (g7)
Nom vernaculaire: Bala ou balafon
Ethnie: Mossi
Pays: Burkina-Faso
Dimension: 140 cm - 15 touches
Matériau: Bois, fibres, résine, calebasses avec membranes vibrantes ...
Description & usage:
Ce type de xylophone au clavier fortement incurvé est typique des régions voltaïques. Son appellation "balafon" est le mot malinké qui désigne en réalité le joueur de "bala". Il à 15 touches (parfois 17) placées côte à côte (par ordre décroissant du grave à l'aigu). Les touches sont enfilées l'une à l'autre par une corde.  Des résonateurs en calebasse sont suspendus en dessous de chaque touche; les calebasse sont plus ou moins volumineuses selon qu'elles doivent amplifier les notes graves ou aigues. Le résonateur le plus gros est placé sous la touche  produisant le son le plus grave c'est à dire la lame le plus longue. Enfin chaque résonateur est percé d'un orifice obstrué par une membrane faite à partir d'un cocon d'araignée ou une peau de poisson, de serpent, ou d'aile de chauve-souris. Ces mirlitons donnent aux balafons un timbre particulier.
Il sert le plus souvent à rythmer les danses traditionnelles.

at/xylo2a & 2b

Réf. pour objet semblable:
Dagan  E. - Quand l'art s'allie à la nature (la calebasse africaine), 1988 - p. 146 (ph. 138)


 

XYLOPHONE à planchette et chevalets (g8)
Nom vernaculaire: Manza
Ethnie: Zande
Pays: R.D. du Congo
Dimension: 75 cm - 10 touches
Matériau: Bois, calebasses, fibres ...
Description & usage:
Il consiste en une série de 10 touches (lames) sonores doublement cintrées sensiblement de même longueur mais dont l'épaisseur varie. Les touches sont fixées sur un cadre en bois sous lequel sont insérées  des calebasses destinées à améliorer la résonance. Une longue anse, constituée d'une tige de rotang courbée en demi-cercle sert au musicien à porter l'instrument.
Ce type de xylophone (manza) est propre aux Zande et leurs voisins des régions de l'Uele et Ubangui. Le musicien frappe les touches au moyen de deux ou quatre baguettes munies à leur extrémité d'une boule de caoutchouc (bulungu). Le manza est un instrument assez rare réservé aux chefs et aux notables, il est joué le plus souvent en duo ou trio.

at/xylo1

Réf. pour objet semblable:
Aubert L. - Planète musicale (Musée d'ethnographie de Genève), 1991 - p. 34
Boone O. - Les xylophones du Congo Belge, 1936 - p. 100
Laurenty J. S. - L'organologie du Zaïre T II, 1995 - p. 86



 

 

 

 

 

 

 

 

 

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12/07/2006

Idiophone - Racles

 

IDIOPHONES PAR RACLEMENT (RAPEMENT)

Instruments à entailles que l'on racle à l'aide d'un objet rigide ou flexible.

 

RACLES (racloirs / racleurs / râpes)

Objet dont la surface striée transversalement d'une série d'encoches est raclée plus ou moins rapidement à l'aide d'un autre objet (baguette, clou, fragment de calebasse...), qui produit un son caractéristique semblable à celui d'une crécelle.

Il existe sous une quantité de formes différentes: baguettes de bois, calebasses, bambou, os et très souvent un peu partout en Afrique une nervure (pétiole) de palmier raphia.

Instrument d'origine très ancienne, le racle a eu une diffusion quasi universelle, en Afrique Noire, il subsiste encore dans certaines régions: appellé "boni-djolè" chez les Baoulé de Côte-d'Ivoire et "dikwakasa" des Luba de la R.D. du Congo où il est fabriqué à partir d'un morceau de pétiole de palmier raphia.

Parfois joué seul ou en duo pour des musiques intimistes, il accompagne le plus souvent le pluriac et l'arc musical pour les musiques de divertissement.

Dans certaines ethnies  il est réservé à des rituels:

Chez les Luba, par exemple, le "dikwakasa" est réservé aux rituels de chasse, il accompagne le petit xylophone à une touche "didimbadimba" (voir les xylophones).

A remarquer: la similitude entre les racles que l'on retrouve dans les différents pays d'Afrique, ils sont le plus souvent fabriqués à partir d'un tronçon de pétiole de palmier raphia.

 

Bibliographie sélective:

Aubert L. - Planète musicale (Musée d'ethnographie de Genève), 1991

Bebey F. - Musique de l'Afrique, 1969

Cordemans E - La vie esthétique chez les Mbelo et les Okongo du District du Lac Léopold II - 1937

Delachaux T. - IIe Mission Scientifique Suisse en Angola, 1932-33

Demolin D. - Les polyphonies vocales des Ekonda, 2000

Fleuret M. - La collection d'un voyageur, 1990

Gansemans J. - Les instruments de musique Luba, 1980

Hulstaert G. - Note sur les instruments de musique à l'Equateur, 1935

Jenkins J. - Instruments de musique ethnique, 1970

Katende C. - Instruments de musique de Gandajika, 1978

Knosp R. - Enquête sur la vie musicale au Congo Belge, 1934-35

Maquet J. N. - Note sur les instruments de musique congolais - 1956

Ménard R. - Instruments de musique Baoulé, 1963

Schaeffner  A. - Origine des instruments de musique, 1936

Scheyven R.- Note sur la musique chez les Bolia et les Ibeke-y-Onkusu, 1935

Söderberg B. - Les instruments de musique au Bas-Congo, 1956

Tranchefort F. R. - Les instruments de musique dans le monde I & II, 1980


Carte postale: Entre 1950 et 1960
Editeur: -
Légende: -
Pays: R.D. du Congo

fb/racle1

Photo prise chez les Mongo. De gauche à droite: un racle (bokwasa) et un tambour à membrane (ngomo ou mbonda).

Carte postale: Entre 1950 et 1960
Editeur: -
Légende: -
Pays: R.D. du Congo

fb/racle

Photo prise chez les Mongo. De gauche à droite: un racle (bokwasa), un tambour à fente (lokele) et des tambours à membrane (ngomo ou mbonda).

Photo: Lamote C.
Source: InforCongo - Guide du voyageur: Congo Belge & Ruanda-Urundi - 1958 - p. 704/705
Légende: Equateur -Peuple des Mongo- Orchestre accompagnant la danse spéciale constituant la fin des cérémonies d'exorcisme des femmes "zebola", possédées par un mauvais esprit.
Pays: Territoire de Bikoro - Région de l'Equateur - R.D. du Congo

fb/racle3

Cet ensemble comprend: un aérophone (lotodji ?), trois pluriacs (lokombi), deux racles (bokwasa).

Orchestre accompagnant la cérémonie d'exorcisme des femmes "zebola" de la photo ci-dessous.

Photo: Lamote C.
Source: Congopresse
Légende: Selon une croyance commune à beaucoup de populations Mongo, il arrive qu'un esprit malfaisant s'empare d'une femme et lui trouble l'esprit. La possédée s'appelle "zebola" ou "djebola". Elle est confiée à une sorcière-guérisseuse qui la munit de talismans et la soumet, parfois pendant des mois, à diverses cérémonie d'exorcisme. Finalement, une grande réunion est organisée au cours de laquelle la "zebola" exécute une danse spéciale pour conjurer le mauvais esprit et reprendre ensuite une vie normale.
Voici des danseuses "zebola" de la tribu Nkundu (Province de l'Equateur).
Pays: Territoire de Bikoro - Région de l'Equateur - R.D. du Congo

fb/inco027

A gauche un pluriac (lokombi) et un racle (bokwasa). (voir photo ci-dessus)


Nom vernaculaire: Bokwasa / bokwese / bekwasa
Ethnie: (Ekonda) peuple Mongo
Pays: R.D. du Congo
Dimension: 101cm
Matériau: Pétiole de palmier raphia

Description & usage:
Ce racle est fabriqué à partir d'une nervure (pétiole) de palmier raphia, évidée sur toute sa longueur à l'exception des deux extrémités. Sur une des faces de cette fente on découpe une série de fines dentelures  très rapprochées. En raclant un bâtonnet (bopomwa) de bois dur sur ces incisions on obtient un son caractéristique dont le but est de marquer le rythme de la danse.
Chez les Ekonda (peuple Mongo) et leurs voisins du lac Mai Ndombe, le racle "bokwasa ou bokwese" est employé dans les fêtes pour soutenir le rythme des danses et plus particulièrement lors de la danse spectacle dénommée "bobongo". Cette cérémonie est à la fois un rituel, une mise en scène et une fête composée de chants polyphoniques et de danses. La tradition orale des Ekonda rapporte que le Bobongo est né à la fin du XIXe siècle. La musique du Bobongo est essentiellement vocale, les instruments de l'orchestre qui l'accompagne sont peu nombreux. Ce sont les racles (bokwasa), toujours utilisés par paire, des hochets (isanga ou lisanga), des grelots (elefo) et un tambour à fente (ikokole). Le musicien qui joue du bokwasa s'appelle "bokemwa".

fb/racle1

Réf. pour objet semblable:
Ganseman J. - Les instruments de musique Luba,  1980 - p. 18
Expo. - Mongo Cultuur, 1984 - p. 156
Fleuret M. - La collection d'un voyageur, 1990 - p. 37


Nom vernaculaire: Bokwasa / bokwese
Ethnie: (Ekonda) peuple Mongo
Pays: R.D. du Congo
Dimension: 56 cm
Matériau:Pétiole de palmier-raphia
Description & usage:
Outre le bobongo, un autre genre musical subsiste encore actuellement dans le pays Ekonda, il s'agit des musique du ritel sortie des "walé". Ce rituel ponctue la période de réclusion de jeunes femmes, les "walé", qui ont accouché pour la première fois. Dans la tradition ancienne, elles étaient recluses par leurs parents pour une période de deux à trois ans. De nos jours, cette période est réduite de six à douze mois, la réclusion se termine par des chants, ainsi que des danses acrobatiques "iyaya". Les instruments utilisés sont les racles "bokwasa", les tambours à peau lacée "lomonda", le tambour à fente "ikokole", les hochets calebasses "djeke" et les hochets double enpanier  "isanga ou lisanga".
Les racles sont aussi utilisés dans les orchestres accompagnant la danse spéciale constituant la fin des cérémonies d'exorcisme des femmes "zebola", possé-dées par un mauvais esprit. Lorsqu'une "zebola" est jugée guérie, elle exécute, au cours d'un grand rassemblement, une danse pour conjurer à nouveau le mauvais esprit.

fb/racle2

Réf. pour objet semblable:
Ganseman J. - Les instruments de musique Luba,  1980 - p. 18
Expo. - Mongo Cultuur, 1984 - p. 156
Fleuret M. - La collection d'un voyageur, 1990 - p. 37


Nom vernaculaire: Bokwasa / bokwese / bekwasa
Ethnie: (Ekonda) peuple Mongo
Pays: R.D. du Congo
Dimension: 71 cm
Matériau: Pétiole de palmier raphia
Description & usage:
L'importance des racles dans la musique des Ekonda, est due à leur fonction rythmique, ainsi qu'à leur rôle dans ce que les chanteurs appellent la "coloration de la voix".

fb/racle3

Réf. pour objet semblable:
Ganseman J. - Les instruments de musique Luba,  1980 - p. 18
Expo. - Mongo Cultuur, 1984 - p. 156
Fleuret M. - La collection d'un voyageur, 1990 - p. 37

 

 

 

 


Nom vernaculaire: Boni-djolè / awoko
Ethnie: Baoule ou Baule
Pays: Côte-d'Ivoire
Dimension: 47 cm
Matériau: Bois
Description & usage:
Ce type de racle est une tige de bois de 47 cm de longueur, elle est striée d'encoches sur les trois quarts de sa longueur, le reste non strié, constituant le manche est sculpté d'une figurine représentant en réduction le masque de "guli" à tête de buffle, le buffle étant l'un des plus grand animaux que chasse les Baoule. Ce type de masque est utilisé au cours de la danse "guli", en remplacement du masque 'kplekple", masque buffle à visage rond.
Un résonateur fait d'une coque de fruit séchée (1) est adjoint au racle. La baguette est frottée rapidement sur les encoches au moyen d'une autre coque de fruit (2), très dur, enfilée sur la baguette. Une variation dans la sonorité est obtenue par le déplacement du résonateur s'appliquant contre le manche ou ne le touchant pas du tout.
Le nom Baoulé de ce type de racle est "boni-djolè". C'est le nom de la femme qui aurait "inventé" ce type de racle pour les Baoulé. Le "boni-djolè" est un instrument féminin. Les fillettes l'emploient, seules ou en groupe, par pur divertissement pour accompagner des chants divers.

fb/racle7d2


Nom vernaculaire: Boni-djolè / awoko
Ethnie: Baoule ou Baule
Pays: Côte-d'Ivoire
Dimension: 46 cm
Matériau: Bois
Description & usage:
Ce type de racle est une tige de bois de 46 cm de longueur, elle est striée d'encoches sur les trois quarts de sa longueur, le reste non strié, constituant le manche, est sculpté d'une figurine féminine.

fb/racle5, 5a, 5b, 5c

 

 

 

 

 


Nom vernaculaire: Boni-djolè / awoko
Ethnie: Baoule ou Baule
Pays: Côte-d'Ivoire
Dimension: 42 cm
Matériau: Bois
Description & usage:
Ce type de racle est une tige de bois de 42 cm de longueur, elle est striée d'encoches sur les trois quarts de sa longueur, le reste non strié, constituant le manche, est sculpté d'une figurine féminine.

fb/racle6, 6a, 6b, 6c

 

 

 

 

 

 


Nom vernaculaire: -
Ethnie: Bambara / Bamana
Pays: Mali
Dimension: 51 cm
Matériau: Bois
Description & usage:

fb/racle4

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Nom vernaculaire: -
Ethnie: Senufo / Senoufo
Pays: BurkinFaso
Dimension: 25 cm
Matériau: métal
Description & usage:

fb/racle8

 

 

 

 

 

 

 


Nom vernaculaire:
Ethnie: Senufo / Senoufo
Pays: Côte d'Ivoire
Dimension: 62 cm
Matériau: bois

Description & usage:

fb/racle9 & 9a

 

 


22:02 Écrit par sanza dans Musique | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : racle, racleur, rape, racloir, scraper |  Facebook |

11/07/2006

Idiophone - Claquettes

 

IDIOPHONES PAR ENTRECHOC

Instruments dont le son est produit par des éléments de même nature frappés l'un contre l'autre.

Les deux parties entrechoquées sont productrices de son (à la différence des idiophones par frappement dans lesquels la partie frappée est seule productrice de son).

 

CLIQUETTES, CLAQUETTES, CYMBALES, CASTAGNETTES

·        Cliquettes: éléments simples en bois (indépendants)

·        Claquettes: éléments simples en bois (articulés)

·        Cymbales: éléments métalliques circulaires

·        Castagnettes: formes et matériaux divers

 

Tenus d'une seule ou des deux mains, nombre d'objets de même nature sont utilisés par paire pour s'entrechoquer: paire de baguettes, de cailloux, de planchettes, de coques de fruit, d'os, de boucliers, de boomerangs, d'hémisphères métalliques... que l'on entrechoque, ont depuis toujours constitué un moyen de produire un accompagnement rythmique. Lorsque la paire d'objets est articulée par une charnière, il est convenu de l'appeler claquette, et de réserver le terme de cliquette à des objets demeurant indépendants l'un de l'autre.

Déjà dans l'antiquité les claquettes et cliquettes jouaient un rôle important dans les musiques de l'Egypte ou de la Chine.

On les retrouve encore aujourd'hui à divers stades d'évolution dans les sociétés du monde (Australie, Indonésie, Polynésie, Chine, Japon...) mais aussi dans certains folklores de régions et pays européens: Moravie, Russie... .

En Afrique, on les retrouve le plus souvent sous forme de deux planchettes entrechoquées: "kpé-kpé" chez les Baoulé de Côte-d'Ivoire, "spagane" chez les Tonga et "amatambo" chez les Zoulous d'Afrique du Sud.

 

Bibliographie  sélective:

Anquetil  J. - L'artisanat créateur: Afrique noire n°1, 1977

Aubert L. - Planète musicale (Musée d'ethnographie de Genève), 1991

Bebey F. - Musique de l'Afrique, 1969

Blandin A. - 400 objets pour la vie quotidienne, 1996

Collectif  - Trésors méconnus du Musée de l'Homme, 1999

Darkowska O. - Marionnettes et masques au coeur du théâtre africain, 1998

Jenkins J. - Instruments de musique ethnique, 1970

Massa  G. - Sculptures animalières d'Afrique Noire, 1996

Ménard R. - Instruments de musique Baoulé, 1963

Schaeffner  A. - Origine des instruments de musique, 1936

Tranchefort F. R. - Les instruments de musique dans le monde I & II, 1980


Photo: Paff W.P.
Source: Kirby P. R. - Musical instruments of native races of South Africa, 1934 - plate 4a
Légende: Thonga playing the "spagane"
Pays: Afrique du Sud
Ces cliquettes jouées des deux mains, sont de simples planchettes en bois, de forme rectangulaire. Elles sont munies chacune d'une lanière de cuir pour faciliter la prise en main.
fb/clacf02
 

Photo: Kirby P. R.
Source: Kirby P. R. - Musical instruments of native races of South Africa, 1934 - plate 5b
Légende: Chawana girl playing the "marapo"
Pays: Afrique du Sud
Ces cliquettes jouées d'une seule main, sont en os (rib-bone).
fb/clacf03


Carte postale: -
Editeur: -
Légende: 1184  Afrique Occidentale -SOUDAN- Griots Miniakas
Pays: Mali

fb/clac04

Cette carte postale représente un groupe de jeunes gens d'origine Minyanka (Senufo du Sud Mali et voisins des Bambara) revêtus de leur costume de danse. Dont un cimier attaché sur le front, constitué d'un vrai bec de calao: masque de danse ou peut-être leurre de chasse ?


Photo: Gravure: de A.E. Brehm, les oiseaux, Paris, 1891
Source: Massa  G. - Sculptures animalières d'Afrique Noire, 1996 - p. 73
Légende: Le bucorax abyssinien
Pays: Afrique

Le grand calao à casque est l'un des plus grands oiseaux d'Afrique. Oiseau sacré, il figurait déja dans l'oeuvre de Buffon en 1775

fb/calao



Nom vernaculaire: tengere

Ethnie: Bambara / Bamana ou Bozo

Pays: Mali

Dimension: 23 & 27.5 cm (paire)

Matériau: Bois

Description & usage:

La cliquette de gauche de forme losangée est munie d'un mamelon central. Celle de droite en forme de spatule est prolongée par une figure anthropomorphe féminine (le cou a été légèrement endommagée par le feu). Toutes deux sont ornées de motifs géométriques.

fb/clac4

 

Réf. pour objet semblable:

Aubert L. - Planète musicale (Musée d'ethnographie de Genève), 1991 - p. 44

Expo - Roots of American jazz, New Orleans Museum of Art 1995-1996 - p. 2


Nom vernaculaire: tengere

Ethnie: Bambara / Bamana ou Bozo

Pays: Mali

Dimension: 28 & 24.5 cm (paire)

Matériau: Bois

Description & usage:

Ces deux cliquettes en bois brun clair de forme spatulée, sont prolongées, par une figure anthropomorphe masculine pour celle de gauche et par un personnage féminin pour celle de droite. Toutes deux sont ornées de motifs géométriques.

fb/clac8 & 6

 

Réf. pour objet semblable:

Aubert L. - Planète musicale (Musée d'ethnographie de Genève), 1991 - p. 44

Expo - Roots of American jazz, New Orleans Museum of Art 1995-1996 - p. 2


Nom vernaculaire: tengere

Ethnie: Bambara / bamana ou Bozo

Pays: Mali

Dimension: 24.5 cm

Matériau: Bois

Description & usage:

Cette cliquette en bois brun clair de forme spatulée est prolongée par une figure anthropomorphe féminine. Elle est ornée de motifs géométriques.

fb/clac5

 

Réf. pour objet semblable:

Aubert L. - Planète musicale (Musée d'ethnographie de Genève), 1991 - p. 44

Expo - Roots of American jazz, New Orleans Museum of Art 1995-1996 - p. 2

 

 

 

 

 

 

 

 


Nom vernaculaire: tengere

Ethnie: Bozo

Pays: Mali

Dimension: 15 & 15 cm (paire)

Matériau: Bois, métal

Description & usage:

Paire de cliquettes en bois brun clair (plus particulièrement celle de droite) de forme losangée. Elles sont entrechoquées entre les doigts de la même main: deux anneaux métalliques ronds permettent d'y enfiler deux doigts opposés.

fb/clac7a & 7b

 


Nom vernaculaire:

Ethnie: Mursi ?

Pays: Ethiopie

Dimension: 18 & 18 cm (paire)

Matériau: Bois, cuir

Description & usage:

Paire de cliquettes en bois brun foncé reliées entre elles par une lanière de cuir.

fb/clac10

Réf. pour objet semblable:

Tervuren - AEthiopia, objets d'Ethiopie Vol. 151, 1996 - p. 79 N° 192 


Nom vernaculaire:
Ethnie: Mursi ?
Pays: Ethiopie

Dimension: 18 & 18 cm (paire)

Matériau: Bois, cuir, métal

Description & usage:

Paire de cliquettes en bois brun foncé reliées entre elles par une lanière de cuir sur laquelle est enfilé des éléments métalliques en fer blanc.

fb/clac11

Réf. pour objet semblable:

Tervuren - AEthiopia, objets d'Ethiopie Vol. 151, 1996 - p. 79 N° 192 


Nom vernaculaire: -
Ethnie: Kaguru
Pays: Tanzanie
Dimension: 47 cm
Matériau: Bois
Description & usage:
Claquette ? en forme de pince  à sucre géante.
Elle est tenue d'une main et frappée sur l'avant bras opposé du danseur ou du musicien ?
Probablement pour rythmer la danse

fb/clac3

 

 

 

 

 

 


CLAQUETTE marionnette
Nom vernaculaire: -
Ethnie: Bambara / Bamana
Pays: Mali
Dimension: 83 cm
Matériau: Bois, corde, trace de peinture
Description & usage
Cet objet n'est pas à proprement parlé un instrument de musique, mais une marionnette Bambara du Mali. Cette marionnette de théâtre est la représentation d'un bec de calao avec ses deux longues mandibules incurvées. La mandibule inférieure mobile, est manoeuvrée par une corde provoquant des claquements secs.
"L'émission intentionnelle de sons est parfois une fonction secondaire de nombreux objets non conçus comme instruments de musique, mais utilisés accessoirement comme tels". Au mali dans les régions Bambara et sous l'influence Bozo, plus particulièrement dans la région de Ségou commune aux deux ethnies, les marionnettes de théâtre (à l'origine, décorées de couleurs vives) représentent souvent des figurations zoomorphes: tête de calao, de gazelle, de crocodile, d'éléphant..., avec une mâchoire inférieure mobile. Ce théâtre "kon don killi' existe encore, les marionnettes y sont utilisées à l'occasion de fêtes rituels ou saisonnières liées à la pêche chez les Bozo et à l'agriculture, avant la saison des pluies, pour les Bambara.

cg/clac2

Réf. pour objet semblable:
Massa  G. - Sculptures animalières d'Afrique Noire, 1996 - p. 108


CLAQUETTE marionnette
Nom vernaculaire: -
Ethnie: Bambara  / Bamana
Pays: Mali
Dimension: 38 cm
Matériau: Bois, trace de peinture ...
Description & usage
"Pour l'Africain, la caractéristique essentielle de l'oiseau est le bec et, de façon secondaire, les ailes et la queue qui lui pemettent de voler". Cette marionnette de théâtre est la représentation d'un bec immense de calao, séparé en deux longues mandibules incurvées. La mandibule inférieure mobile, est manoeuvrée par une corde provoquant des claquements secs.
Le rôle du grand calao est très important dans les mythes originels de nombreuses ethnies africaines, ici chez les Bambara il représente les esprits de la brousse vivants dans les environs sauvages des villages. Le calao est un symbole de la fécondité mais aussi un symbole important de divination et de communication avec le monde des esprits. De tels esprits jouent un rôle important dans la vie des Bambara, stipulant des lois et des règles pour un comportement convenable dans le village et pour la conduite de la vie. Si ces lois sont respectées, l'esprit accorde ses bienfaits sous forme d'enfants nombreux, de récoltes abondantes et de protection contre la maladie et les désastres de toutes sortes.

at/clac1


21:52 Écrit par sanza dans Musique | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : claquettes, cliquettes, clapper |  Facebook |