14.07.2006
Idiophone - Xylophones
Il existe en Afrique de nombreux types de xylophones: des plus simples, installés au travers d'une fosse ou de deux troncs de bananier, aux plus sophistiqués ou les touches sont attachées sur un cadre en bois avec disposés sous chacune d'elles des résonateurs en calebasse de taille adéquate, qui sont eux-mêmes dotés de membranes vibrantes (sorte de mirlitons réalisés en cocons d'araignée) tendues sur une petite ouverture pratiquée sur le flanc de la calebasse vers l'extrémité de la panse et cela du côté de l'exécutant. Le rôle de cette membrane consiste à « nasiller » le son, tel celui d'un mirliton, technique que l'on retrouvera aussi sur les tambours à membrane et les sanza.
1 - les xylophones à touches libres (mobiles) (g1)
Le xylophone est joué en solo, en duo sur un seul instrument ou en orchestre avec des instruments complémentaires (tambours...). Outre son utilisation dans les occasions de divertissement et la danse: en Afrique Occidentale il est parfois, l'instrument des musiciens professionnels ou "Griots". Chez les Pende de la R. D. du Congo le "madimba" intervient parfois avec le "nkoko ngombo", dans des rites de divination où il accompagne le chant du devin.
African Arts - The african xylophone n°1, 1967
Anquetil J. - L'artisanat créateur: Afrique noire n°1, 1977Tranchefort F. R. - Les instruments de musique dans le monde TI, 1980

Photo: Hénault Ch.
Légende: Xylophone (pandingbwa) des Zande
Pays: R.D. du Congo
fb/zande7
Xylophone à touches libres (g1)

Photo: Mme Denie; région de Mobaye (ex-Banzyville) chez les Ngbandi
Source: Hénault Ch.
Légende: -
Pays: Région de L'Ubangi - R.D. du Congo
fb/imn46
Xylophones à patins (kwengwe) - (g2)

Photo: Joset G.
Source: L'Illustration Congolaise - N° 167 - 1935 - p. 5525
Légende: Kidimbadimba (calebasses et cordes) est employé à l'occasion des danses de chasse.
Pays: Région de Kabongo (Baluba) - R.D. du Congo
fb/xylo6
Photo également reproduite dans:
p. 121 - fig. 104 - O. Boone - 1936
P. 100 - photo n° 41 - Laurenty - 1995
Xylophone à une touche et une calebasse (didimbadimba) - g4)

Source: Flagrantes Da Vida na Lunda - J. O. Oliveira - Diamang - 1958 - p. 172
Légende: Jeune joueur de xylophone à deux touches, avec son "aide"
Pays: Région de la Lunda - Angola
fb/xylo12
Xylophone à deux touches et deux calebasses (lubembe) - (g5)
Touche aigue: shina - touche basse: songo

Carte postale: N° 160
Editeur: Gabriel L. - Panda - Katanga
Légende: -
Pays: R.D. du Congo
fb/xylo13
Xylophones à calebasses embrochées (g6)

Carte postale: Avant 1920
Editeur: D. Spanos, Lourenco Marques
Légende: Musica indigena - A kaffir Band
Pays: Angola
fbl/xylo3a
Xylophones arqués à clavier libre (g7)

Carte postale: -
Editeur: Nels: pour les Missions des Pères Capucins
Légende: instruments de musique Congolaise
Pays: Région de L'Ubangi - R.D. du Congo
fb/xylo9
Xylophone à planchette-chevalets (g8)
XYLOPHONE à touches libres (g1)
Nom vernaculaire: Pandingbwa ou Kponingbo
Ethnie: Zande
Pays: R.D. du Congo
Dimension: 204 cm - 10 touches
Matériau: Bois
Description & usage
Il consiste en une série de 10 touches sonores de bois très dur, dont les dimensions sont en gradation. Elles seront posées transversalement sur deux troncs de bananier qui servent de support. Pour empêcher le déplacement de ces touches pendant le jeu, on les maintient à l'aide de baguettes de bois, plantées entre les lames.
Ce type de xylophone se retrouve dans le nord chez les Zande et peuples voisins, jusqu'au Gabon. Appelé "pandingwa" chez les Zande de la R.D. du Congo., "Kponimbo ou Kponingbo" chez les Zande de R. Centrafricaine. Il sert le plus souvent à rythmer les danses traditionnelles.
Ce long clavier est joué simultanément par deux, trois (ou plus) musiciens.
fb/xylo5
Réf. pour objet semblable:
Boone O. - Les xylophones du Congo Belge, 1936 - p. 44
XYLOPHONE à une calebasse et une touche (g4)
Nom vernaculaire: Didimbadimba
Ethnie: Luba
Pays: R.D. du Congo
Dimension: 1 touche de 20 cm
Matériau: Bois, calebasse, résine, fibres
Description & usage:
Il consiste en calebasse dont on a sectionné une calotte. Sur le pourtour on a mastiqué une épaisse couche de résine, dans laquelle sont enfoncés des bâtons de bois, rmaintenus deux à deux par des traverses. Une touche, amincie dans son milieu intérieure est suspendue par des cordelettes aux bâtonnets.
Ce xylophone (didimbadimba) à une touche ne semble être utilisé que par les Luba et des populations apparentées, son usage est réservé aux rituels de chasse chez les Luba et tribus avoisinantes. Il est utilisé avant la chasse, pour invoquer les esprits protecteurs afin que la chasse soit fructueuse et pour que le chasseur soit protégé, et après celle-ci pour les remercier du succès et de leur protection. Il ne se joue jamais seul, mais il occupe une place dans l'ensemble qui accompagne les rites de chasse: le tambour à membrane (ditumba), le tambour à fente (kyôndo), le racle (dikwakasa), les hochets (disakai) et la cithare (ngyela).
fb/xylo3
Réf. pour objet semblable:
Boone O. - Les xylophones du Congo Belge, 1936 - p. 87 (fig. 63)
Collaer P. - Disque: Luba - Shaba - Zaïre, 1980 - (notice pochette)
Gansemans J. - Les instruments de musique Luba, 1980 p. 40 (ph. 26)
Guide du voyageur: Congo Belge & Ruanda-Urundi, 1958 - p. 96
Laurenty J. S. - L'organologie du Zaïre T II, 1995 - p. 78 (photo 30)
XYLOPHONE à une calebasse et une touche (g4)
Nom vernaculaire: Didimbadimba
Ethnie: Luba
Pays: R.D. du Congo
Dimension: 1 touche de 46 cm
Matériau: Bois, calebasse, résine, fibres, tissu
Description & usage:
Il consiste en calebasse dont on a sectionné une calotte. Sur le pourtour on a mastiqué une épaisse couche de résine, dans laquelle sont enfoncés des bâtons de bois, rmaintenus deux à deux par des traverses. Une touche, amincie dans son milieu intérieure est suspendue par des fibres végétales aux bâtonnets.
Ce xylophone (didimbadimba) à une touche ne semble être utilisé que par les Luba et des populations apparentées, son usage est réservé aux rituels de chasse chez les Luba et tribus avoisinantes. Il est utilisé avant la chasse, pour invoquer les esprits protecteurs afin que la chasse soit fructueuse et pour que le chasseur soit protégé, et après celle-ci pour les remercier du succès et de leur protection. Il ne se joue jamais seul, mais il occupe une place dans l'ensemble qui accompagne les rites de chasse: le tambour à membrane (ditumba), le tambour à fente (kyôndo), le racle (dikwakasa), les hochets (disakai) et la cithare (ngyela).
fb/xylo8
Réf. pour objet semblable:
Boone O. - Les xylophones du Congo Belge, 1936 - p. 87 (fig. 63)
Collaer P. - Disque: Luba - Shaba - Zaïre, 1980 - (notice pochette)
Gansemans J. - Les instruments de musique Luba, 1980 p. 40 (ph. 26)
Guide du voyageur: Congo Belge & Ruanda-Urundi, 1958 - p. 96
Laurenty J. S. - L'organologie du Zaïre T II, 1995 - p. 78 (photo 30)


XYLOPHONE à calebasses embrochées (g6)
Nom vernaculaire: Madimba
Ethnie: Kuba ?
Pays: R.D. du Congo
Dimension: 103 cm - 10 touches de 40 à 50 cm
Matériau: Bois, fibres, résine, calebasses avec membranes vibrantes ...
Description & usage:
Il consiste en une série de 10 touches qui reposent sur deux planches posées sur le champ, celles-ci sont traver- sées par des baguettes sur lesquelles sont embrochés des calebasses (8), le nombre de celles-ci est variable, il n'est pas toujours égale aux nombres de touches. Les calebasses sont percées chacune d'un orifice sur lequel est fixé un petit tube, Celui-ci est obstrué à l'aide d'une membrane provenant d'un cocon d'araignée qui fait office de mirliton. Le xylophone est muni d'une lanière en fibres tressées permettant de le porter en bandouillière.
Ce genre de xylophone se rencontre exclusivement au Sud des rivières Lomani et Sankuru de la R.D.C., chez les populations Kuba, Luba, Lunda et Suku. Ce xylophone peut se retouver sous différentes appellations, la plus courante étant "madimba". Ils sont le plus souvent joués par paire (l'un mâle, l'autre femelle), accompagnés d'autres instruments. Le xylophone peut-être tenu en bandoullière ou poser sur le sol, sur des bâtons supportant le cadre.
fb/xylo4, 4a & 4b
Réf. pour objet semblable:
Boone O. - Les xylophones du Congo Belge, 1936 - p. 93 (fig. 71 & 72)
Laurenty J. S. - L'organologie du Zaïre T II, 1995 - p. 82 (photos 32 & 33)

XYLOPHONE à clavier libre (g7)
Nom vernaculaire: Madimba / malimba
Ethnie: Pende ?
Pays: R.D. du Congo
Dimension: 103 cm - 12 touches de 30 à 33 cm
Matériau: Bois, fibres, résine, calebasses ...
Description & usage:
Il consiste en une série de 12 touches de section triangulaire. A chaque touche correspond une calebasse de résonance. La plus grosse avec la touche la plus longue (grave). la plus petite, étant placée sous la touche la plus courte (aigue). Les touches sont enfilées sur deux cordes en fibres tressées et forment un clavier libre, idépendant du support.
En R. D. du Congo, ce genre de xylophone (madimba / malimba) se rencontre esentiellement dans la région du Kwilu, chez les Pende, Kwese et peuples avoisinants.
Une anse en rotang permet au musicien de porter l'instrument en bandoullière et de l'écarter du corps pour faciliter son usage..
fb/xylo7a & 7c
Réf. pour objet semblable:
Boone O. - Les xylophones du Congo Belge, 1936 - p. 98 (fig. 82)
Klejman O. - Tam-Tam, tambours & autres instruments d'Afrique, 2000 - p.79
Laurenty J. S. - L'organologie du Zaïre T II, 1995 - p. 83 (photos 34 & 35)

XYLOPHONE à clavier libre (g7)
Nom vernaculaire: Bala ou balafon
Ethnie: Mossi
Pays: Burkina-Faso
Dimension: 140 cm - 15 touches
Matériau: Bois, fibres, résine, calebasses avec membranes vibrantes ...
Description & usage:
Ce type de xylophone au clavier fortement incurvé est typique des régions voltaïques. Son appellation "balafon" est le mot malinké qui désigne en réalité le joueur de "bala". Il à 15 touches (parfois 17) placées côte à côte (par ordre décroissant du grave à l'aigu). Les touches sont enfilées l'une à l'autre par une corde. Des résonateurs en calebasse sont suspendus en dessous de chaque touche; les calebasse sont plus ou moins volumineuses selon qu'elles doivent amplifier les notes graves ou aigues. Le résonateur le plus gros est placé sous la touche produisant le son le plus grave c'est à dire la lame le plus longue. Enfin chaque résonateur est percé d'un orifice obstrué par une membrane faite à partir d'un cocon d'araignée ou une peau de poisson, de serpent, ou d'aile de chauve-souris. Ces mirlitons donnent aux balafons un timbre particulier.
Il sert le plus souvent à rythmer les danses traditionnelles.
at/xylo2a & 2b
Réf. pour objet semblable:
Dagan E. - Quand l'art s'allie à la nature (la calebasse africaine), 1988 - p. 146 (ph. 138)
XYLOPHONE à planchette et chevalets (g8)
Nom vernaculaire: Manza
Ethnie: Zande
Pays: R.D. du Congo
Dimension: 75 cm - 10 touches
Matériau: Bois, calebasses, fibres ...
Description & usage:
Il consiste en une série de 10 touches (lames) sonores doublement cintrées sensiblement de même longueur mais dont l'épaisseur varie. Les touches sont fixées sur un cadre en bois sous lequel sont insérées des calebasses destinées à améliorer la résonance. Une longue anse, constituée d'une tige de rotang courbée en demi-cercle sert au musicien à porter l'instrument.
Ce type de xylophone (manza) est propre aux Zande et leurs voisins des régions de l'Uele et Ubangui. Le musicien frappe les touches au moyen de deux ou quatre baguettes munies à leur extrémité d'une boule de caoutchouc (bulungu). Le manza est un instrument assez rare réservé aux chefs et aux notables, il est joué le plus souvent en duo ou trio.
at/xylo1
Réf. pour objet semblable:
Aubert L. - Planète musicale (Musée d'ethnographie de Genève), 1991 - p. 34
Boone O. - Les xylophones du Congo Belge, 1936 - p. 100
Laurenty J. S. - L'organologie du Zaïre T II, 1995 - p. 86
18:26 Écrit par sanza dans Musique | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
| Tags : xylophone, xylophone africain |
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Commentaires
Félicitations pour les photos. Mais je tiens à préciser que la photo n° zande1 représente un kponingbo aux touches déjà taillées et prètes à être utilisées. La seconde xylo 5 représente les touches d'un kponingbo non encore accordé.
Écrit par : Mondo Mumbanza | 21.07.2008
Répondre à ce commentaireÉcrit par : joanie et sarah-anne | 05.09.2008
Répondre à ce commentaireMONDO
Écrit par : Mondo Mumbanza Papy | 07.10.2008
Répondre à ce commentaireEncore une fois merci pour votre gentillesse.
MONDO
Écrit par : Mondo Mumbanza Papy | 07.10.2008
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